15ème dimanche ordinaire, année C

15ème dimanche ordinaire, année C

15ème dimanche ordinaire, année C , Luc 10 25-37

Mes Frères, mes sœurs ;

A proportion des grandes misères apparues dans le monde ces derniers temps, que naisse une grande miséricorde.
Je lisais dans un psaume, hier matin, cette petite phrase apparemment anodine : « Il est bon de rendre grâce au Seigneur,
d’annoncer dès le matin sa miséricorde. »
Annoncer sa miséricorde, perçue à travers cette parabole si connue.
Qui est cet homme qui descend à Jéricho ?
Il gît là, à moitié mort : dès qu’on le voit on passe à côté, on s’en va, on le laisse. A deux reprises.
Et puis, tout à coup c’est le contraire : on arrive, on s’approche, on compatit, on verse huile et vin, on panse les plaies, bref : on prend soin jusqu’au bout.
Cet homme, c’est bien sûr le malheureux de tous les temps, de tous les lieux : celui à côté duquel je risque de passer parce qu’il y a tant d’autres choses – urgentes ? – à faire. N’y a-t-il pas ici un appel urgent à humaniser le tissu de ma vie d’homme du 21ème siècle pour prendre le temps d’écouter, de regarder….
Et ce Bon Samaritain, ne pensez-vous pas que c’est Jésus en personne dont chaque ligne d’Evangile raconte comment Il est passé « en faisant le bien » et en révélant par là-même la figure du Père qui ne nous veut que du bien ?
Et l’aubergiste, ne serait-ce pas l’Eglise qui se voit confiée la tâche de prendre soin de chaque enfant de Dieu, de chaque frère de Jésus, jusqu’à ce qu’il repasse ?
En effetl’Eglise n’a d’autre pouvoir que celui de la miséricorde reçue de l’Esprit Saint : Vous êtes le temple de l’Esprit saint, rappelle st-Paul, et ce temple est sacré car il est porteur d’une parcelle de la bonté du « Dieu bon samaritain ».

Frères et sœurs, innombrables sont les bons samaritains à l’oeuvre dans le monde – le plus souvent dans le secret – ; soutenons-nous mutuellement et rejoignons le cortège afin que le monde apprenne de la part de Dieu la consolation et le réconfort dont il a besoin comme de pain, ce réconfort dont parle Paul :

« Béni soit le Dieu et Père
de notre Seigneur Jésus-Christ
le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation
qui nous console dans toutes os afflictions
afin que par la consolation que nous recevons nous-mêmes de Dieu
nous puissions consoler les autres
en quelque affliction que ce soit. (2 Co. 1 3-4)

Amen !

fr. Grégoire

Oeuvre : Le Bon Samaritain, Vincent Van Gogh

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