Professions et visite à Mambré

 
Du 6 au 13 janvier 2017

Professions et visite à Mambré du Père Martin

  • « Vous devenez des adorateurs du vrai Dieu trois fois saint, choisis pour chanter la gloire de Dieu » ;
  • « Le modèle de toute vie commune est la vie des premiers chrétiens au lendemain de la descente de l’Esprit à la Pentecôte » ;
  • « Le vie monastique n’est pas un ensemble de règles, c’est un organisme vivant, complexe, où nous sommes liés les uns aux autres, une vie commune durable où nous sommes liés les uns aux autres, les frères âgés et les jeunes, les bien portants et les malades, les frères au travail et d’autres qui, pour différentes raisons, travaillent de manière réduite ».

Les professions

Ils revenaient du monastère cistercien de Kasanza, à plus de 100 kms de Kikwit dans le Bandundu. Le Prieur, le P. Marco leur avait prêché la retraite et, voyant leur ardeur à assister à l’Office de nuit à 3 h. du matin et leur promptitude à remplir les tâches qui leur étaient demandées, les avaient appelés « les quatre évangélistes ».
C’était le frère Patrick, musicien dans l’âme et quelque peu espiègle, le frère Remy, dévoué et réservé, le fr. Marc, solide et attentif aux autres, le fr. Jean-Marie, travailleur et discret. Le Maître des novices, le P. Jean-Chicco, les avait formés et accompagnés.

De mon côté, j’avais pris l’avion le 6 janvier et Matthieu, chauffeur de la Procure Sainte-Anne était venu me chercher à l’aéroport dans une pluie battante. Heureusement le logement, au centre-ville, était prévu, ce qui m’a évité la route vers Mambré dans une pluie battante et une voie qui n’en mérite plus le nom. Le P. Clément et Kikouma, chauffeur, sont venus me chercher le lendemain matin et d’emblée j’ai pu accueillir et m’entretenir avec les futurs profès que je connaissais depuis plus de deux ans. Leurs parents arrivaient, la célébration se préparait, l’église était décorée plus de façon festive que liturgique : la crèche scintillait de feux clignotants, des guirlandes décoraient les murs et même des ballons gonflés. Bref, de quoi faire frémir le P. Dieudonné qui leur avait enseigné la liturgie !

Quoi qu’il en soit, le dimanche 8 janvier, l’église était comble, moines de Mambré et les frères Léonard et Pierre de Kasanza, d’autres religieux, les Bénédictines de l’Arbre de Vie, des séminaristes, une chorale et ses instruments de musique, les familles des futurs profès, quelques hôtes. Quant à la foule, adultes et enfants, elle emplissait le parvis et tout le cloître. Près de 300 personnes regardaient la procession d’entrée : le porteur de la croix, la douzaine d’acolytes, porteurs de cierges, de clochettes et le thuriféraire et son adjoint avec l’encens. En rythme et ensemble, ils esquissaient des pas de danse et pénétraient dans la chapelle. Quelques prêtres, le P. Clément et moi-même, nous suivions.

La célébration, vibrante de présences actives et battant des mains, se déroulait au rythme des chants et des prières et parfois des cris stridents des femmes emportées par l’émotion générale. La chaleur était étouffante et en prime je portais la coule de Clerlande, l’étole et une chasuble hermétique. Pas de climatisation ni d’électricité et donc absence de ventilateur. L’eucharistie, l’appel des candidats, leur engagement personnel, signature de la charte et chant du « Suscipe me, Domine, secundum misericordiam tuam et vivam… » en lingala, réception de la coule, de la ceinture et de la Règle, suivirent avec cet aspect africain des plus émouvants. Les Parents de chaque candidat s’engagent eux aussi au don de leur fils et le bénissent à haute voix dans un silence si impressionnant qu’il éclate ensuite dans une immense acclamation de la foule. Larmes et émotions soulignent l’importance d’un tel engagement monastique.

A l’offertoire, les dons sont là et on m’apporte une petite chèvre aussi étonnée d’être là que moi de l’accueillir. La célébration se poursuivit de 9h30 à midi passé. Les hôtes principaux et les familles furent reçues au living de la communauté dans un climat doucement festif ; beaucoup occupèrent le réfectoire, des parloirs, le cloître et les pelouses extérieures avec une musique tonitruante. J’ai admiré la communauté qui a pu gérer plus de 300 personnes jusque dans l’après-midi. Tel fut le déroulement de la profession des frères Patrick, Remy, Marc et Jean-Marie, « les quatre évangélistes ».

Fr. Martin, Prieur de Clerlande

La communauté de Mambré

La communauté compte 4 prêtres: le P. Clément, le P. Philippe, le P. Luc-François et le P. Jean-Chicco; 6 frères profès solennels : Clément et Thomas, Philippe et Luc-François, Jean-Chicco et Joseph; 7 frères profès simples : les frères Fidèle (Bénin) et Léon (Kerala), Jef  et les quatre frères qui viennent de prononcer leurs vœux; 5 novices de deuxième année : Aimé, Jérémie et Pierre , Alphonse, René (venant d’une autre congrégation). Leurs deux années de noviciat expirent le 8 décembre 2017. 3 autres novices, Paul, Jérôme et Justin, sont formés pour la Congrégation des frères du Sacré-Cœur de l’évêché de Nkole dans le Maniema; 1 novice de première année : Martin. Trois frères sont établis à Mongata, sur le plateau des Bateke. Ce sont les frères Willy, Emmanuel (prêtre) et Adrien

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