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La chapelle de la "petite maison" a été la première des quatre où l'on ait célébré l'eucharistie et la prière de l'office (dès février 1971). Bien qu'elle soit toute petite (4m x 4m), son univers est aussi complet que celui de ses soeurs. Ici encore la banquette enveloppante autour du petit autel carré marque la structure essentielle. Mais l'espace y est peut-être plus limpide encore et plus irradiant. Cela tient à un exceptionnel équlibre entre les éléments d'ouverture et les éléments de protection et d'accueil : le grand plafond de bois en forte pente qui se prolonge vers le dehors, les petits murets en forme de segments de cercle qui, par delà la baie vitrée, marquent la transition entre l'intérieur et l'extérieur, et "cadrent" avec une grande douceur une nature marquée de bruyère et de bouleaux. C'est un lieu qui se prête avec une harmonie rare à l'eucharistie domestique ou à la Parole méditée. De toutes ces découvertes, on peut d'emblée dire que l'architecture de Jean COSSE se caractérise par une approche particulièrement sensible du lieu. Cette architecture montre une intimité et une discrétion qui vont de pair avec la vie monastique des bénédictins. Le développement "ouvert" de ce monastère s'éloigne bien sûr de la tradition où le monastère était clos sur lui-même et regroupé autour du cloître.
Certes, l'implantation dans le bois, et par conséquent un certain isolement, émane de la tradition bénédictine. Mais cet isolement est restreint car Clerlande n'est éloigné que de quelques centaines de mètres des habitations les plus proches et d'un hôpital, et de deux kilomètres à peine du campus universitaire de l'UCL. Cela découle de sa volonté de contact avec le monde extérieur. L'aspect général du monastère, où différents bâtiments s'organisent le long d'un chemin, suggère d'ailleurs plutôt celui d'un hameau que d'un ensemble fermé sur lui-même. < Précédent | Architecture | Suite > |
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