La Communauté à Clerlande: en savoir plus...
Très curieusement Saint Benoît n’utilise jamais le mot communauté ni communautaire dans sa « Regula Monachorum », la « Règle des Moines », même pas dans le titre. Il est toujours question de moines ou de frères. Il n’utilise pas non plus le titre de Supérieur, mais toujours l’Abbé ou, pour le seconder, le Prieur. Pour lui, le monastère est le lieu où vivent ensemble les moines (du grec : monos, qui signifie : seul). Et sa Règle veut organiser et structurer la vie de ces moines de sorte qu’ils puissent harmonieusement, ensemble et sans murmure, s’adonner à la prière et au travail « Afin qu’en toute chose, Dieu soit glorifié. » (R.B. 57) L’Abbé, c’est-à-dire le Prieur à Clerlande, est avant tout comme un berger qui rassemble et conduit tous ceux qui, avec lui, ont la même aspiration profonde de chercheurs de Dieu (R.B. 58), de ceux qui « ne préféreront absolument rien au Christ, lequel daigne nous conduire tous ensemble à la vie éternelle. » (R.B.72) : un père de famille qui veille sur chacun de ses enfants avec la même attention, la même sollicitude. Sollicitude particulière envers les malades, les anciens, les plus faibles ; sollicitude aussi de régler la vie dans le monastère de sorte que personne ne murmure (ce souci est exprimé une dizaine de fois dans la Règle).
En entrant au monastère, chaque frère, animé de ce même esprit de « chercheur de Dieu », rejoint les autres frères tout en gardant intacte sa personnalité propre, avec ses aptitudes, ses originalités comme aussi avec ses limites. « Ce n’est pas seulement à l’Abbé que tous les frères doivent rendre le bien de l’obéissance ; il faut encore qu’ils s’obéissent les uns aux autres. » (R.B. 71) C’est de l’ensemble de ces personnalités, compte tenu des contingences de temps et de lieu, que s’est dégagée la physionomie de Clerlande. Celle-ci est comme la résultante de plusieurs composantes, dont :
* Plusieurs frères ont rejoint Clerlande après de longues années au Congo.
* Plusieurs ont vécu et travaillé à l’Abbaye de Saint-André, à Bruges, avant la fondation à Clerlande.
* Une attention très particulière est donnée à la liturgie, les célébrations et la vie liturgiques comme aussi les publications liturgiques.
* Un besoin d’ouverture au monde, accueillir et écouter le monde comme également aller à la rencontre des besoins du monde.
* Une option marquée pour « l’accueil intégré » (voir : Hôtellerie) : veiller à ce que tout personne accueillie, quelle que soit sa situation, se sente à l’aise, comme chez elle.
* Une volonté de recevoir et d'intégrer ce que les hôtes et les visiteurs nous apprennent par leur expérience ou leur vécu.
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