Archives par mot-clé : Bernard Poupard

Nativité de Jean-Baptiste

Homélie du dimanche 24 juin 2018

Nativité de Jean-Baptiste

C’est aujourd’hui le Noël de l’été.
Comme on ignore les dates de naissance de Jean-Baptiste et de Jésus, lorsque l’Église a commencé à célébrer les nativités, assez tardivement au IV e siècle, elle les a fixées aux deux solstices :
au solstice d’hiver la naissance de Jésus pour christianiser la fête païenne du soleil invaincu, sol invictus, devenu alors le soleil de justice dont la lumière va croître jusqu’au solstice d’été où nous fêtons la naissance de Jean-Baptiste parce que les jours vont commencer à diminuer, et Jean a dit : « Il faut qu’il croisse et que je diminue ».

Trinité

Homélie du dimanche  27 mai 2018

Trinité

(Année B)

Dans les versets du Deutéronome que nous avons entendus, Moïse veut ranimer et fortifier la confiance du peuple en son Dieu : «Cherche d’un bout du monde à l’autre, tu ne trouveras pas un peuple à qui il est arrivé quelque chose d’aussi grand que tout ce que Dieu a fait pour toi !» Et il en donne la leçon : «Sache donc aujourd’hui et médite cela dans ton coeur : le Seigneur est Dieu là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre.»

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L’ESPRIT SAINT, PÈRE DES PAUVRES. Texte intégral

Conférence de Pentecôte du 19 mai 2018,
par le fr. Bernard

 


L’ESPRIT SAINT, PÈRE DES PAUVRES

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C’est le premier titre donné à l’Esprit Saint dans la séquence, poème chanté à la messe de Pentecôte. D’où vient ce titre et quel sens a-t-il ? Les autres titres de l’Esprit dans ce poème sont plus habituels : lumière, consolateur, repos, fraicheur, mais c’est le seul endroit où il est appelé « père des pauvres ». Je n’ai pas trouvé l’origine. Reste donc à lui chercher du sens, ce qui finalement ne peut consister qu’à lui en donner, produire du sens, et donc en assumer la responsabilité.
Nous pouvons d’abord observer que l’Esprit Saint est appelé « père » alors qu’il procède du Père. Il en procède mais il ne peut pas être appelé Fils. Les mots employés par la théologie trinitaire ont ici leur sens défini : le Fils engendré du Père, né du Père avant tous les siècles, il est toujours en naissance, natus, celui qui nait. L’Esprit ne nait pas du Père, il en procède, il en émane. Il est le Souffle du Père. C’est bien pourquoi il est si difficile d’en parler. L’Esprit, dit St Jean, souffle où il veut, on entend sa voix mais on ne sait pas d’où il vient ni où il va. (Jn 3,8)
Donner à l’Esprit le titre du Père, c’est le désigner comme l’origine, la source d’une vie. L’appeler Père des pauvres signifie alors que leur pauvreté vient de lui et donc qu’il est lui-même pauvre. Il laisse la place, il offre l’espace. Qu’est-ce à dire sinon qu’il donne la liberté. « Là où est l’Esprit du Seigneur, dit Paul (2 Co 3,17), là est la liberté. »

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