Archives par mot-clé : frère Yves de Patoul

Fête du Saint Sacrement (année B)

Homélie du dimanche 3 juin 2018

Fête du Saint Sacrement (année B)

Nous célébrons en ce jour la fête du sacrement de l’eucharistie. L’appellation officielle « fête du Saint Sacrement du corps et du sang du Christ » a quelque chose de moyenâgeux en ce sens que jadis, d’après mes sources, les fidèles attachaient plus d’importance au fait de voir l’hostie et le calice que de communier – « Mangez et buvez » étant réservé au prêtre comme nous l’avons encore entendu ce matin à Laudes dans le livre de l’Exode (24). Les plus anciens parmi nous se rappellent encore les processions à travers les villages et même les grandes villes (j’ai un souvenir personnel d’avoir été le petit Jésus dans une procession dans un faubourg de Liège bien avant que celui-ci se remplisse d’immigrés ; sans doute avais-je à cette époque des boucles dorées en guise de chevelure ?). Ces processions avaient indéniablement un caractère très dévotionnel et populaire. C’étaient des temps forts dans la vie d’une communauté rurale : elles rassemblaient un grand nombre de gens, croyants ou non, dans la ferveur chrétienne d’une Église qui était au milieu du village.Lire la suite →

4è Dimanche de Carême

Homélie du 11 mars 2018

4è Dimanche de Carême

Notre marche devient autre. En ces jours, nous sommes appelés à renouer avec le Seigneur en ayant confessé notre péché, une nouvelle relation peut s’instaurer entre Lui et nous… Jean revient sur ce moment qui s’offre à chacun de nous, contempler le Christ en Croix, lui parler en vérité. Pour cela, il aborde trois dimensions à considérer toutes ensemble : l’élévation propre du Christ en se référant au serpent de bronze cause du salut dans le désert, la volonté d’amour du Père ainsi que notre propre attitude, qui se joue dans notre propre rapport à la vérité. Rien ne peut se passer sans l’élévation du Christ, rien ne peut se passer sans le projet d’amour du Père, rien ne peut se passer sans ma libre implication. Comprendre ainsi la situation m’aide à aller vers le chemin de vie.Lire la suite →

Les ouvriers de la dernière heure

Dimanche 24 septembre 2017

Les ouvriers de la dernière heure (Mt 20,1-16)

J’ai de la chance de faire une homélie sur une parabole que tout le monde connaît bien. Cette parabole se résume facilement ainsi : le maître de la vigne qui a embauché des ouvriers pour aller travailler à sa vigne rétribue de la même manière ceux qui ont commencé à la première heure et ceux qui ont commencé à la dernière heure, la onzième étant supposé qu’il y en a 12 sur une journée. Selon la justice humaine, cela est tout simplement scandaleux. C’est un maître inique, injuste ; il devrait en effet rétribuer ses ouvriers en proportion de la peine qu’ils ont endurée pour accomplir leur travail. Sinon, ceux qui ont beaucoup travaillé seront découragés, ils risquent de ne plus travailler autant qu’ils le faisaient, ou bien de se retourner contre leur patron, ce que font les ouvriers de la première heure dans notre parabole.Lire la suite →