Solidité et fragilité

Solidité et fragilité

Jeudi, 1ère semaine de l’Avent

Isaïe nous parle aujourd’hui de ville forte, de rem­part, de rocher (26, 1–6), mais aus­si de cita­delle inac­ces­sible jetée à terre, ren­ver­sée dans la pous­sière, fou­lée aux pieds par les humbles, pié­ti­née par les pauvres gens. Et Matthieu de mai­son bâtie sur le roc ou bâtie sur le sable (7, 21–27).

Il y a donc une soli­di­té trom­peuse et une force des humbles.

Comment ne pas pen­ser aujourd’hui à nos forces trom­peuses, celles de nos frappes aériennes et de nos coa­li­tions impro­bables ? Mais aus­si à la force tran­quille de ceux qui veulent encore aller écou­ter des concerts ou prendre du bon temps aux ter­rasses des cafés, nar­guer les fous d’un Dieu bafoué, et se tenir à dis­tance des pauvres cal­culs et des ter­gi­ver­sa­tions fal­la­cieuses des poli­tiques.

Et nous, ici, en cet Avent qui éclaire notre fai­blesse, humbles gens pour­sui­vant une recherche per­sé­vé­rante dans le silence et l’amitié, nous n’avons pas d’autre mes­sage que celui d’Isaïe : « Tu construis soli­de­ment la paix, Seigneur, pour ceux qui ont confiance en toi. »

Message de confiance donc. Confiance des humbles qui ne comptent pas trop sur eux-mêmes mais qui accueillent tran­quille­ment la douce paix qui vient de Dieu.

Fr. Bernard

Photographie de Rodi Said, Reuters
Minorité Yézidi fuyant les com­bats. Irak, 2014

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.