5è dimanche de Pâques 2018

Dimanche 29 avril 2018

5è dimanche de Pâques

Nous sommes encore au temps de Pâques ; l’Église regarde vers Pentecôte ; un temps d’Alléluias et de « Christ est res­sus­cité ». A peine la tombe est‐elle fer­mée et les larmes séchées que déjà on s’étonne, on s’attriste : « II a dis­pa­ru !» Et nous qui vivons en une époque si trou­blée – mais est‐elle vrai­ment si dif­fé­rente des autres époques ? — nous voi­là invites à vaincre nos doutes, à nous lais­ser gref­fer sur l’olivier, à res­ter atta­chés au tronc noueux de la vigne. Et pour­quoi ? Pour que soit gué­rie la confiance enta­mée, que soit irri­guée d’une sève neuve la foi hési­tante de nos cœurs indé­cis.
Ce cœur qui nous accuse, qui se récuse, qui s’effraye devant le monde de ce temps : « Vais‐je pou­voir annon­cer la Bonne Nouvelle : Christ est res­sus­cité » ?
Si ton cœur t’accuse.…..ton cœur aurait beau t’accuser : Dieu, le Père, l’Abba de Jésus, le Vigneron est plus grand que ton cœur : oui, le monde change, oui, ce n’est plus comme il y a 20 ou 50 ans ; oui, les jeunes trépignent, oui les anciens s’inquiètent, oui les défis de la bioé­thique et les migrants qui frappent à nos portes mettent nos consciences et nos pra­tiques à mal.….

Voici main­te­nant le Père, bien­veillant qui s’adresse à nous, lui, le maitre de la vigne : « Ayez foi en mon Fils, soyez atta­chés à lui, comme une branche à l’arbre et por­tez les fleurs mer­veilleuses d’attention mutuelle, de simple huma­ni­té. Ce n’est pas contraint et for­cé que le magno­lia a don­né ses fleurs, ni par volon­ta­risme que les prai­ries d’hiver sont deve­nues somp­tueux jar­dins prin­ta­niers, mais en lais­sant mon­ter la sève sans laquelle rien ne peut pous­ser.
« En dehors de Moi, vous ne pou­vez rien faire. »

Il suf­fit, il suf­fit – facile à dire me direz‐vous, il suf­fit de pré­pa­rer la terre, d’ameublir le sol du cœur, de pas­ser la char­rue ou le râteau de la prière, de la prière per­sé­vé­rante, confiante : oh ! pas seule­ment les prières rituelles, un rien figées, de nos mis­sels bien reliés, mais une prière de confiance, de ten­dresse –pour­quoi pas– prière vraie, humble, sobre, non tra­fi­quée.

Père, tu lis dans nos cœurs comme dans un livre ouvert.
Déjà nous demeu­rons en Toi et Toi en nous.
Merci pour ton Esprit que nous per­ce­vons déjà dans nos vies.
Que ton Fils nous prenne dans sa prière, en cette Eucharistie.

Amen
fr. Grégoire

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