Accueillez dans la douceur la Parole. 22è T.O. B

22ème dimanche B
02 septembre 2019

Mc 7, 1‐ 23
Jc 1 17–18

Accueillez dans la douceur la Parole

« Accueillez dans la dou­ceur la Parole semée en vous ; c’est elle qui peut sau­ver vos âmes » (Jc, 1)

Pour­quoi Jacques exhorte‐t‐il à la dou­ceur ? Y aurait‐il une manière vio­lente d’accueillir la parole ? Comment avons‐nous reçu l’évangile de ce jour avec ces invec­tives contre les pha­ri­siens hypo­crites, dont le cœur est loin de Dieu. Et puis, ces paroles de Jésus concer­nant le pur et l’impur ?

Ces paroles, nous les avons déjà enten­dues com­bien de fois ! Est‐ce que je les reçois, une fois de plus, comme une menace, comme un mes­sage décou­ra­geant qui me laisse amer au bord du che­min ?
« Accueillez avec dou­ceur…… » Ne s’agit-il pas d’une bonne nou­velle ? A savoir, comme le dit le Deutéronome « Que le Seigneur notre Dieu est proche, chaque fois que nous l’invoquons ». Et que ce qu’Il désire de tout son cœur ce ne sont pas tant des « pra­ti­quants » que des « aimants « et des « confiants » qui, loin des obser­vances tatillonnes, minu­tieuses et infan­ti­li­santes, ont opté pour une rela­tion à Dieu cor­diale et adulte.

« Accueillez avec dou­ceur la Parole qui peur sau­ver vos âmes… » J’ai le choix, en effet, de ne pas accueillir la Parole et de don­ner nais­sance à tout ce qui va à l’encontre de la vie : « pen­sées per­verses, vols, méchan­ce­tés envie, orgueil…. » : Tout ce mal dont Jésus nous dit qu’il vient « du dedans ». Une fois de plus il met tout à l’envers : nous pen­sons : le mal vient du dehors : Jésus dit : ça vient du dedans. Victime d’un mal, je me rend com­plice de ce mal si je rends le mal pour le mal : nous connais­sons ces hommes et ces femmes qui, empri­son­nés, tor­tu­rés, n’ont pas ver­sé dans la haine de leurs bour­reaux mais ont vain­cu le mal par leur amour héroïque.

Les héros, ce n’est pas nous mais Jésus‐Christ qui ne nous laisse pas entrer dans le mal mais vient plan­ter sa croix au milieu du stu­pé­fiant chaos per­son­nel et social non pas pour don­ner un coup de pouce, une aide occa­sion­nelle, un bon conseil mais pour sau­ver.

Notre pré­sence à l’Eucharistie, n’est ce pas cela ? Ce qui a été pro­cla­mé devient réa­li­té quand nous rece­vons dans la foi le Corps et le Sang de notre doux Seigneur : il se fait proche comme ce n’est pas pos­sible ; Il se fait dou­ceur de pain et de vin dépo­sés en nous : il nous insuffle la vie même du Dieu‐Amour en nous disant : « J’ai pris sur moi tout ton mal et tout le mal du monde, tut est déjà sau­vé, res­tau­ré, res­sus­ci­té : à toi de te lais­ser prendre par la main par ton Sauveur, pour deve­nir comme lui, bon­té de Dieu par­mi tes frères ! »

AMEN

fr. Grégoire

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