33è dimanche B

Alors, où se trouve la bonne nou­velle ? dans la fin du monde illus­trée par la chute des astres la détresse annon­cée, les per­sé­cu­tions des croyants, la désunion des familles et des
peuples ? Et qu’en pensent les habi­tants de cette ville de Californie rayée de la carte par un feu meur­trier ?
Incroyable mais vrai : un peu plus haut dans l’Évangile, Jésus affirme que la cause de toutes les épreuves à subir c’est LUI. « On vous livre­ra aux san­hé­drins, vous serez bat­tus dans les syna­gogues, vous com­pa­rai­trez devant les rois à cause de MOI. Vous serez haïs de tous à cause de mon nom. » Et il ajoute : « Il faut d’abord que l’Évangile soit pro­clamé à toutes les nations. » Et qui va pro­cla­mer ? les Apôtres, l’Église : cet ins­tru­ment si faible – regar­dons les Apôtres : Pierre, le traître, Paul le per­sé­cu­teur, Jacques et Jean, les ambi­tieux – regar­dons l’Église d’aujourd’hui où le meilleur se melange au pire. Et vous comme moi, nous sommes membres de cette Église, cha­cun pour sa part.

J’ai posé beau­coup de ques­tions : il serait temps de for­mu­ler quelques affir­ma­tions.
Pour les temps de détresse et d’angoisse Jésus donne des consignes : « Prenez garde qu’on ne vous abuse.… »
« Ne vous préoccupez pas de ce que vous direz… »
« Ce n’est pas vous qui par­le­rez mais l’Esprit-Saint … »
« Il sur­gi­ra de faux prophètes : si l’on vous dit « voi­ci le Christ, n’en croyez rien ». « Celui qui aura tenu bon jusqu’au bout sera sauvé… «
Et voi­ci la grande nou­velle qui englobe toutes les autres : « En ces jours-là on ver­ra le Fils de l’Homme venir dans les nuées et il enver­ra les anges ras­sem­bler les élus. »
Les élus.….de qui s’agit-il ? Dans les évan­giles des dimanches pré­cé­dents, Jésus nous a mis sur la piste.

A l’encontre des pha­ri­siens qui se contentent sou­vent d’une reli­gion for­melle, d’une obser­vance voyante et d’une prière sans cœur, il oppose le por­tait d’un scribe bon qu’il encou­rage : « Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu. » Il n’est pas loin car il adhère de tout son cœur aux pré­ceptes fon­da­men­taux de l’amour cor­dial de Dieu et du pro­chain.
A l’encontre des gens cupides, injustes il oppose la pauvre veuve qui met dans le tré­sor tout ce qu’elle a pour vivre. Voilà donc les « élus » selon le cœur de Dieu.

Nous pour­rions en res­ter là ! Eh bien, non ! Tous nous sommes appe­lés, tous nous sommes en che­min : scribes et pha­ri­siens, hommes et femmes de bonne volonté, saints et pécheurs : appe­lés à attendre la venue du Christ, invi­tés à pra­ti­quer ce que Thomas a Kempis, ce célèbre mys­tique de nos régions, appe­lait « L’ Imitation du Christ ». Ce Christ que nous atten­dons, nous croyons qu’Il est à l’œuvre comme nous le dit l’auteur de l’épitre
aux Hébreux : « Il a mené pour tou­jours à leur per­fec­tion – à leur accom­plis­se­ment — ceux qu’il sanc­ti­fie ».
Ce que Jésus vient réa­li­ser en cette Eucharistie me semble si bien exprimé dans cette même lettre aux Hébreux que j’en ferai la conclu­sion de mon homé­lie :
« Continuons sans flé­chir d’affirmer notre espé­rance car il est fidèle, celui qui a pro­mis. Soyons atten­tifs les uns aux autres pour nous sti­mu­ler à vivre dans l’amour et à bien agir. Ne délais­sons pas nos assemblées…mais encourageons-nous, d’autant plus que » nous voyons s’approcher le jour du Seigneur. » (He 10 23–25)
Seigneur, que trouveras-tu à ton retour,
si ton Esprit ne vient souf­fler sur nous la foi, l’espérance, la cha­rité ?
AMEN !

fr. Grégoire

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