2ème dimanche TO. année A

2ème dimanche TO. année A

19 janvier 2020

Is 49 3.5–6 Jn 1 29–34

Soeurs et Frères,

L’Évangile d’aujourd’hui revient sur le bap­tême de Jésus fêté dimanche pas­sé.
Avec la Noël , l’Épiphanie et la fête de la Sainte Famille, la litur­gie nous avait presque fait oublier ce per­son­nage pit­to­resque qui nous avait accom­pa­gnés au mois de décembre pen­dant tout le temps de l’Avent : Jean Baptiste, le plus grand de tous les pro­phètes. Ce dimanche comme par sur­prise, comme une farce litur­gique, Jean-Baptiste nous revient ! Mais il s’estompe pour fina­le­ment dis­pa­raître et lais­ser appa­raître le per­son­nage de Jésus, de plus en plus lumi­neux, qui désor­mais va occu­per toute la place.

Il faut que je dimi­nue et qu’il croisse” disait-il. Mais avant de dis­pa­raître, il nous pré­sente Jésus : “c’est l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde” Non, aver­tit Jean Baptiste, ce n’est pas un mes­sie poli­tique, ce n’est pas un cas­seur de monde, un grand jus­ti­cier. C’est l”agneau, vous savez, c’est celui dont parle Isaïe. C’est l’agneau qui se laisse mener a l’abattoir. C’est l’agneau de Dieu qui rend caducs tous les sacri­fices et l’institution du Temple. C’est l’agneau, signe de ten­dresse et de non-violence.

Et Jean de pour­suivre sa pré­sen­ta­tion en par­lant de Jésus a par­tir de son bap­tême, parce que c’est au bap­tême de Jésus que s’est mani­fes­té sa véri­table iden­ti­té : habi­té par l’Esprit de Dieu, il est le bien-aimé du Père, il est le Fils de Dieu. Pour ce faire, le Christ s’enfonce dans les eaux boueuses du Jourdain. Il signi­fie ain­si qu’il reprend a son compte l’exploit du peuple juif qui a pris le risque de s’enfoncer dans la Mer Rouge pour se libé­rer des Égyptiens. S’enfoncer das les eaux de la libé­ra­tion.

Ainsi l’eau de notre bap­tême signi­fie qu’a la suite du Christ, notre vie n’est qu’un pas­sage vers une libé­ra­tion défi­ni­tive. Car vivre pour un chré­tien, c’est mou­rir a toute forme de mal, de souf­france et d’égoïsme .Vivre c’est pas­ser a plus de véri­té, plus d’amour, pas­ser dans la lumière de Dieu.

Pour Jésus, son vrai bap­tême fut sa mort sur la Croix d’où il est pas­sé dans la résur­rec­tion. Notre mort sera notre bap­tême défi­ni­tif.

Et heu­reu­se­ment qu’il y avait la colombe ou l’Esprit Saint. L’Esprit de Dieu qui pla­nait sur le chaos du monde pour pré­si­der a la créa­tion, pour faire un monde nou­veau.
Heureusement il y avait la colombe ou l’Esprit-Saint. L’esprit de Dieu qui pla­nait sur le chaos du monde pour pré­si­der a la créa­tion, pour faire un monde nou­veau. Comme après le déluge pour annon­cer la nou­velle créa­tion. L’Esprit qui fécon­da Marie,
l’Esprit-Saint était la au bap­tême de Jésus car l’Esprit Saint, c’est Dieu a l’œuvre dans nos vies.

Que devien­drait notre adhé­sion a Jésus, que devien­drait notre foi, que devien­drait la qua­li­té de notre amour, de nos enga­ge­ments si Dieu — par l’Esprit — n’était pas a l’œuvre en nos vies ?

fr. Reggie

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