Conférence du jeudi Saint

Jésus en face de sa mort

Notre secours est dans le Nom du Seigneur.
Souviens-toi de Jésus Christ… (chan­té)

la vidéo de la confé­rence est ici

Chers Pères et chers frères, chers amis, vous tous aus­si qui sui­vez la confé­rence sur you tube !
Merci de m’accueillir pour ce par­tage autour de Jésus et sa manière de regar­der sa mort en face.
En consi­dé­rant com­ment Jésus a regar­dé sa mort en face, on rejoint une ques­tion exis­ten­tielle qui en ces jours-ci nous concerne tous. Saint Benoît, dans sa Règle, recom­mande que le moine tienne chaque jour la mort pré­sente devant les yeux. Mortem quo­ti­die ante ocu­los sus­pec­tam habere. Le père du désert Macaire disait : « Vivre comme si on allait mou­rir ce soir, et vivre comme si on avait encore cent ans à vivre ! » Avec cette dis­tinc­tion : soi­gner son corps comme si on avait encore cent ans à vivre (aucun excès ni dans le jeûne, ni dans la bou­li­mie) ; mais aus­si soi­gner son for inté­rieur et les bles­sures qui nous viennent de la vie com­mu­nau­taire, comme si ce soir même l’ange de la mort venait nous visi­ter ! Bien des colères ou des res­sen­ti­ments perdent de leur emprise dès qu’on réa­lise qu’on n’a plus que quelques heures devant soi ! On a l’exemple sai­sis­sant des moines de Tibhirine, après la visite dans la nuit de Noël. La menace de mort était plus que réelle et constante à par­tir de cette nuit-là. Cela a chan­gé leur vie : « Nous vivions en un état de constante épi­clèse » (Fr. Jean-Pierre) (P. abbé de Scourmont, P. Armand Veilleux, racon­tait que lors d’ une visite chez eux, quelques mois avant leur arres­ta­tion, il n’y avait plus aucune plainte d’un frère sur le com­por­te­ment d’un autre ou sur celui du supé­rieur ! Du jamais vu lors d’une telle visite communautaire !).
Nous vivons tous sous la menace constante du Corona-virus qui peut nous rendre malade, d’une mala­die qui a le risque d’être fatale, une fois qu’on a atteint un cer­tain âge. [Déjà on est confron­té à cer­tains choix de socié­té : ne plus hos­pi­ta­li­ser des octo­gé­naires]. Regarder la mort en face. Au réfec­toire ces jours-ci, on lit l’émouvant témoi­gnage du doc­teur japo­nais de Nagasaki, Dr Nagai.

Il y a mille manières dif­fé­rentes de consi­dé­rer la mort, avec toute la dif­fé­rence entre la mort en géné­ral et sa mort per­son­nelle (le P. Raymond). Plutôt nom­breux sont ceux qui pré­fèrent mar­cher à recu­lons vers la mort, en s’accrochant à la vie. S’accrocher à l’argent (inca­pa­ci­té de rédi­ger un tes­ta­ment, etc.), au pou­voir comme une drogue, à la main­mise sur quelque chose encore qui me fait vivre, donne sens à ma vie… « Vous n’allez pas m’enlever cela, ou je meurs ! » Plus posi­ti­ve­ment, je tiens à vivre encore pour mes enfants, pour la science, pour une œuvre à ache­ver coûte que coûte…

Venons-en donc à Jésus lui-même. Le ques­tion­ne­ment de Heinz Schürmann, Jesu urei­ge­ner Tod, Comme Jésus a‑t-il vécu sa mort ?
A‑t-il été sur­pris par cette mort vio­lente ? l’a‑t-il pu pré­voir ? En a‑t-il par­lé ? Lui a‑t-il don­né un sens ? L’a‑t-il inté­gré à sa mission ?

Il vit une urgence, il croit ferme que le Royaume – c’est-à-dire Dieu lui-même – est sur le point de venir. Dès l’ouverture de sa pré­di­ca­tion, il y a un sens escha­to­lo­gique très accen­tué dans tous ses messages.
Son pré­cur­seur Jean le Baptiste est mort, d’une mort vio­lente. Il pro­longe son acti­vi­té dans la région qui dépend éga­le­ment du même Hérode qui a fait exé­cu­ter son maître et pré­cur­seur. L’ombre de la mort – comme une épée – plane donc sur toute sa mis­sion dès le départ : Mc 1,14, « après que Jean eût été livré, Jésus par­tit pour la Galilée ».
Il est pres­sé. Lui, d’abord seul, se fait relayer par les Douze, et plus tard même par les soixante-douze, selon Luc 10. Il tient à trans­mettre une crise où tous devraient se sen­tir concer­nés et se conver­tir. Haute conscience pro­phé­tique. Or un pro­phète ne meurt que par un acte violent, en mar­tyr. [Voir un livre à suc­cès, à l’époque, conser­vé seule­ment en latin et en armé­nien, mais qui décrit la fin des trois grands pro­phètes et des douze petits. Vitae pro­phe­ta­rum. Tous meurent en martyrs.]

Confiance dans sa mis­sion qui trans­met la vie, le par­don, le salut. Le Royaume vient à tra­vers ses gué­ri­sons et ses exor­cismes. « Si je chasse les démons par l’Esprit de Dieu, c’est que le Royaume est arri­vé jusqu’à vous ! » Paraboles, l’époux, pas de deuil… « les morts ? laisse les morts enter­rer leurs morts ! va, annonce la Vie ! »

En règle géné­rale, son annonce du Royaume n’implique pas qu’il devra mou­rir et que par cette mort il sera le sau­veur uni­ver­sel. On ne trouve pas de mes­sage public de Jésus qui annonce sa mort en même temps qu’il annonce le Royaume. C’est Dieu qui sauve, qui par­donne, qui invite à la fête. Or il vient, de toutes manières !

Conscience d’être le der­nier pro­phète. Lc 13 :32–34 Il leur dit : « Allez dire à ce renard : Voici, je chasse les démons et j’ac­com­plis des gué­ri­sons aujourd’­hui et demain, et le troi­sième jour c’est fini. 33 Mais il me faut pour­suivre ma route aujourd’­hui et demain et le jour sui­vant, car il n’est pas pos­sible qu’un pro­phète périsse hors de Jérusalem. 34 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les pro­phètes et lapides ceux qui te sont envoyés, que de fois j’ai vou­lu ras­sem­bler tes enfants comme une poule ras­semble sa couvée sous ses ailes, et vous n’a­vez pas voulu.
Jean, à ses yeux, est l’Élie qui devait venir. Lui, il est l’au-delà d’Élie : l’autre Moïse, le pro­phète escha­to­lo­gique, le Fils bien-aimé qui ne sera pas épar­gné, l’Isaac de Dieu ! Mc 12,1–11 (la para­bole des vigne­rons homicides).

À Jérusalem. Après un temps de recul, une troi­sième retraite.
Il pleure sur Jérusalem, il s’attend à la lapi­da­tion (Lc 13). Cf. Jn 7 à 10 (la menace de lapi­da­tion y est récur­rente ) ! Hugues Cousin, le pro­phète assas­si­né, et les réflexions Christian Duquoc.

Un pre­mier geste étrange, pro­vo­ca­teur : l’entrée à Jérusalem. Il ne se cache plus ! Il joue le tout pour le tout. Le Règne vien­dra ! C’est à prendre ou à lais­ser ! (il claque ses cartes sur table !)

Autre geste : sur l’esplanade du Temple : il bous­cule les tables des chan­geurs, cri­tique le com­merce dans la mai­son de prière, geste pro­phé­tique à la Jérémie. On n’a pas encore mis la main sur lui, mais il peut s’attendre que cela lui arri­ve­ra très bien­tôt. Quel sens don­ner à ce geste ? Plus de sacrifices ?

Il a une manière dras­tique à lui de lire ce qui arrive autour de lui : La veuve et ses deux pié­cettes : elle a tout don­né. Il voit, il lit, il se com­prend dans son geste à elle. Les autres ont don­né de leur super­flu. Elle a tout don­né, tout ce qu’elle avait pour vivre… (Mc 12,44)

A Béthanie, avant-jeu du récit de la pas­sion (Mc 14, 3–9) : elle gas­pille ! il pro­teste – les pauvres – moi… Geste qui fera défi­ni­ti­ve­ment par­tie de l’évangile, par­tout où on le pro­cla­me­ra ! Geste gra­tuit en pure perte, se conserve à jamais ; corps per­du gra­tui­te­ment, res­sus­cite – c’est qu’il ne sera pas même embaumé !

Un ensei­gne­ment sur la résur­rec­tion, à des délé­gués des Sadducéens. Très poignant.
« Vous ne connais­sez pas les Ecritures ni la puis­sance de Dieu ». Lui connaît la puis­sance de Dieu et il a sa lec­ture des Ecritures !
— Le com­ment : la puis­sance de Dieu : comme des anges dans le ciel…
— Le fait même : relec­ture du pas­sage de Moïse au Buisson ardent. Dieu se nomme. Il écoute le nom de Dieu – Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob. Dieu ne peut tout de même pas se nom­mer avec des morts ! Ils vivent pour lui !
— Sa lec­tio personnelle !
— Argument reli­gieux : parce que Dieu est Dieu, il y a résur­rec­tion ! Dieu n’abandonne pas ses amis. Il est fidèle, par-delà la mort, même des siècles plus tard !
Cf 1 Co 15 : d’abord fon­der le fait de la résur­rec­tion, puis dis­cu­ter le « com­ment, avec quel corps » ? Continuité et dis­con­ti­nui­té ! Ne pas cher­cher à se repré­sen­ter ce que cela sera dans l’au-delà. Une ques­tion de dyna­mis de Dieu ! Ph 3,10 : « Le connaître par un pro­ces­sus de confor­mi­té avec sa souf­france et sa mort pour rejoindre et connaître de l’intérieur la dyna­mis de la résur­rec­tion » ! Une même phi­lo­so­phie (pha­ri­sienne) de la résurrection.
Socrate. Les trois réponses du sage. A. un som­meil pro­fond ? B. des tra­di­tions sur le monde de l’au-delà : Minos, Rhadamante, Homère, Hésiode. Les grands ! Les ques­tions : qu’est-ce que la ver­tu – l’humanité de l’homme ? « Si ces récits sont vrais… » (3x). « Une chose est cer­taine : Dieu n’abandonne son ami qui est juste, ni dans la vie ni dans la mort ». Parce que Dieu est Dieu. Argument hau­te­ment reli­gieux (pas un rai­son­ne­ment sur l’anthropologie).

Le der­nier repas dans le cercle res­treint des Douze (1 Co 11). Le pain, le vin. Mon corps pour vous, l’alliance en mon sang, pour le par­don ! Tout don­né. Pour vous et pour la mul­ti­tude (14,24). Mc 14,25 : parle d’un jeûne : « En véri­té, je vous le déclare, jamais plus je ne boi­rai du fruit de la vigne jus­qu’au jour où je le boi­rai, nou­veau, dans le Royaume de Dieu. » (Mc 14,25) Dans le Royaume, vin nou­veau, avec vous (Mt) ! Il garde le cap sur la fête de Dieu ! Une exis­tence qui n’a d’autre fina­li­té que d’être pour autrui.
Le sens : « pour vous », « pour la mul­ti­tude », « en ran­çon » (cf. Mc 10,45). Cf Is 53,10–11 !
Une idée à lui ? une idée des pre­miers chré­tiens dans leur relec­ture, à la lumière des livres : Torah, Moïse, Isaïe, Jérémie ?

Le témoi­gnage des frères de Tibhirine, la lutte pour don­ner un sens sans vou­loir cou­rir au mar­tyre ni jouer au héros-martyr ! Le titres des livres : Tibhirine, une espé­rance à perte de vie. Les moines de Tibhirine, Témoins de l’espérance. Christian de Chergé, L’invincible espérance.

Un sens à l’intérieur de sa haute conscience d’avoir une mis­sion au nom de Dieu.
L’agonie. Mc 14 et Hébreux 5, « dans les jours de sa chair il a crié et sup­plié, tout fils qu’il était, il a appris à l’école de la souf­france, l’obéissance, et il fut exau­cé, et est deve­nu par­fait, ini­tié, consa­cré comme grand prêtre selon l’ordre de Melchisédeq ».
« Abba, Tout est pos­sible pour toi. Eloigne de moi cette coupe. Mais non pas ce que moi, je veux, mais ce que Toi » (alla ti su ) ! Une tra­ver­sée de l’angoisse de mort, et de l’instinct de conser­va­tion. Cf. sa parole sur l’Esprit qui sera don­né à ceux qui sont accu­lés à témoi­gner devant des tri­bu­naux : Mc 13,10 ; cf. Jn sur le Paraclet (Jn 14 à 16). 1 Pierre 4,14 : « Heureux êtes-vous si vous êtes outra­gés pour le nom du Christ ! Car l’esprit de Dieu qui est esprit de gloire, repose sur vous ». Une béa­ti­tude nou­velle, très proche de celle en Mt 5,11 ! Une expé­rience com­mune entre la mémoire de Jésus et le vécu actuel dans l’épreuve. Un inno­cent qui souffre n’est pas néces­sai­re­ment écra­sé mais il peut lui être don­né d’irradier une force autre. Le témoi­gnage d’Étienne lapi­dé, qui a bou­le­ver­sé le jeune Saul : une force et une qua­li­té de résis­tance qu’il ne connais­sait pas ! Nul réflexe de répondre à la vio­lence par de la vio­lence, rien de tel ! Comment est-ce possible ?

Un aspect, sou­li­gné par Hugues Cousin : Lapidation-crucifixion. La méprise, la fausse pré­sen­ta­tion : un rebelle, un homme qui prêche la révolte. Confondu avec un Bar-Abbas, quelqu’un qui a fait un crime lors d’une révolte récente ! Pilate place la foule devant un choix équi­valent. La foule est inca­pable de choi­sir. Elle a accla­mé Jésus comme quelqu’un qui vient apporter/restaurer « le royaume de David », en Mc 11 ! À l’insu de Pilate, les grands-prêtres excitent la foule à choi­sir Bar-Abbas ! La vio­lence passe par le point aveugle, et l’un est sau­vé l’autre écope.

La mort à la croix, ensemble avec deux ban­dits, au milieu d’eux, comme le plus impor­tant. Mort cruelle, une longue tor­ture. Mort par le souffle. (4 morts : le feu, l’eau, la terre et l’air). Punition perse, reprise par les Romains. Juif : on tuait d’abord puis on sus­pen­dait à une potence, comme le signe d’un juge­ment qui doit impres­sion­ner les autres.
Jésus a dû accepter
— 1. La défor­ma­tion de tout son mes­sage reli­gieux ! on l’a per­çu ou cher­ché à le pré­sen­ter comme poli­ti­que­ment dan­ge­reux. Le titre : « Roi des Juifs », en trois langues. On liquide du même coup son mes­sage de la proxi­mi­té du Royaume avec la conver­sion indis­pen­sable. Certains gestes et cer­taines paroles sur le Temple et sur le Règne de Dieu ont pu cau­ser qu’on inter­prète sa vie comme une rébel­lion poli­tique contre le pou­voir occu­pant et contre l’alliance exis­tante entre les milieux sacer­do­taux et le gou­ver­neur romain.
— 2. Il a dû accep­ter une tout autre mort : au lieu de la lapi­da­tion contre un faux pro­phète, il subit la cru­ci­fixion, comme pour un esclave…
Cf. Phil 2 ! il est des­cen­du, s’est vidé, s’est humi­lié, il s’est fait homme, est deve­nu esclave, a été mis mort, la mort sur une croix ! Humiliation extrême. Exclusion extrême. Pourquoi le Royaume n’éclate-t-il pas ?

Jésus silen­cieux. Jésus tra­ver­sant l’horreur, les cris, les humi­lia­tions, les dou­leurs, l’abandon des siens…
Meurt rela­ti­ve­ment vite : on pou­vait demeu­rer plu­sieurs jours sus­pen­du à la potence avant de mou­rir. Mort de l’air, et d’épuisement, après la fla­gel­la­tion, en rai­son du cœur qui aurait cédé.

Un grand cri. Suivi de l’expiration.
Ce cri a été repris par un ver­set de psaume, chez Mc et Mt l’ouverture du Ps 22 ; chez Lc Ps 31 ; chez Jean au moins deux ver­sets : « j’ai soif » et « Tout est accom­pli », le der­nier est tiré du même psaume 22…

Conclusions :
Pas surpris
Regardé en face
Donné un sens
Partagé aux siens
Éléments qui ont été confir­més et ampli­fiés par
1. La foi pascale
2. par la lec­ture des Prophètes et des psaumes ; éga­le­ment la Torah (cf. l’épître aux Hébreux) ou la Sagesse (cf. Sagesse 2).
3. Par l’expérience vécue d’être en butte avec des contra­dic­tions, rejets, condam­na­tions et de res­ter debout, libres, vaillants. Weerbaar en kwest­baar comme le Serviteur d’Isaïe 42 ; 49 ; 50 et 52–53.

Le cœur de la foi pas­cale est un mes­sage, un évan­gile qui vient de Dieu : « Dieu n’a pas aban­don­né son ser­vi­teur, son pro­phète, son juste, son fils. Il l’a exal­té, il l’a pris à lui, l’a glo­ri­fié, l’a fait asseoir à sa droite, l’a res­sus­ci­té d’entre les morts. Les hommes ont pu l’exclure, nous savons que Dieu l’a élu ! »

Au cœur de l’évangile vécu de Jésus, il y avait ce témoi­gnage que Dieu est celui qui choi­sit le mar­gi­nal, l’exclu, le tenu pour compte, le mépri­sé. Vision inclu­si­viste qui allait à l’encontre de la vision de cha­cun des groupes reli­gieux de l’époque, que l’on soit Sadducéen, Essénien ou Pharisien. Tous pra­ti­quaient l’exclusion de telle ou telle caté­go­rie de per­sonnes. Le Dieu de Jésus donne son soleil sans faire de dis­tinc­tion et sa pluie sur les méchants comme sur les bons ! Devenez fils d’un tel Père, disait Jésus.

Ce mes­sage, insup­por­table parce que ter­ri­ble­ment mena­çant pour tout sys­tème qui se construit sur la sépa­ra­tion du pur et de l’impur, du juste et du pécheur, de l’observant et de l’impie, a conduit à son exclu­sion totale : il meurt hors de la Ville, sus­pen­du à une potence, « mau­dit » selon la lettre de la Loi (Dt 21,22–23 : « mau­dit soit celui qui pend au gibet » !).

Le mes­sage de la résur­rec­tion repose sur le témoi­gnage de quelques témoins qui ont répan­du la nou­velle : Dieu nous a fait com­prendre que pour Lui cet homme-là n’est pas un « mau­dit », comme dit la Torah. Non, nous savons de la part de Dieu que Celui-ci rati­fie cette vie toute don­née. Nous pou­vons donc vivre comme il a vécu et pra­ti­quer ce qu’il nous a ensei­gné ! Nous ne pou­vons que tom­ber dans la main de Dieu. Le Dieu que nous pro­cla­mons, le Dieu de la résur­rec­tion, est le même que le Dieu que Jésus a fait connaître par toute sa vie, ses actes et ses paroles.

Ils se sont retrou­vés, autour de Pierre, selon le mot de Jésus : « J’ai prié pour toi. Quand tu seras reve­nu, affer­mis les frères » (Lc 22,31–32). Outre son témoi­gnage per­son­nel, il y a eu
— toute la memo­ria Jesu commune ;
— Le rap­pel des Écritures (les psaumes, Isaïe, Jérémie, Malachie…)
— L’expérience com­mu­nau­taire, avec la pré­sence de l’Esprit – déjà vécu avant la mort
— La litur­gie qui ras­semble tout (pas­sé, pré­sent et à venir) et confirme l’identité de la com­mu­nau­té et de ses témoins.

Souviens-toi de Jésus Christ, res­sus­ci­té d’entre les morts… Il est notre salut, notre gloire éter­nelle. Si nous mour­rons avec lui, avec lui nous vivrons.

Fr Benoît

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