Funérailles du Père Christian

Funérailles du Père Christian

1 Co 12, 3–7 ; Luc 12, 38–40

Chris­tian van Hoeck n’avait pas encore vingt ans, quand il est entré à l’abbaye de Saint-André, en 1950. Et il a pour­sui­vi sa vie monas­tique pen­dant plus de sep­tante ans, avec une égale fidé­li­té. C’est pour­quoi il était « prêt quand le Seigneur est venu », et il est « heu­reux main­te­nant, ce ser­vi­teur que le Maître à son arri­vée a trou­vé en train de veiller ». Oui, l’image évan­gé­lique du dis­ciple « en tenue de ser­vice et gar­dant sa lampe allu­mée » convient bien à notre frère Christian. Lire la suite

Notre Frère,
LE PÈRE CHRISTIAN VAN HOECK, O.S.B.
vient de nous quitter…

Né à Bruxelles le 18 février 1931
Moine de l’abbaye de Saint-André depuis 1950,
Ordonné prêtre en 1958.
Il a fait par­tie de la fon­da­tion d’Ottignies dès 1967,
à Clerlande en 1971.
En 1980–1991 il a rejoint le monas­tère de Mambré (Kinshasa).
Il est décé­dé à Ottignies le 10 juin 2021.

Funérailles du Fr. Matthieu, le 17 mai 2021

MERCI, FRÈRE MATTHIEU

Funérailles du Fr. Matthieu, le 17 mai 2021

(Rm 12, Mt 6, 25–33)

Quand un frère ou une sœur nous quitte, nous voyons sou­dain mieux ce qu’il était vrai­ment, ce qu’il était pour Dieu. Il faut qu’il s’éloigne un peu pour qu’apparaisse clai­re­ment sa vraie sta­ture, mais aus­si ce qu’il avait à nous dire, oui, de la part de Dieu. C’est ain­si que, par toute sa vie, notre Frère Matthieu nous a révé­lé et illus­tré bien des aspects de l’évangile.
Grâce à lui, en voyant com­ment il l’a vécu, nous com­pre­nons mieux, par exemple, le texte de l’évangile selon saint Matthieu que nous avons enten­du à l’instant. Et puisque notre Frère Matthieu aimait la musique et l’a inter­pré­tée, je pren­drai, pour m’expliquer, une image du domaine musi­cal. En fait, les Écritures sont un peu comme des par­ti­tions de musique. Quand nous voyons toutes ces notes écrites sur des feuilles de papier, nous pou­vons lire la musique et déjà pres­sen­tir sa beau­té. Mais nous ne pou­vons vrai­ment l’apprécier qu’au moment où nous l’entendons, quand quelqu’un nous la joue. Ainsi des Écritures sacrées. Elles risquent de res­ter lettres mortes, tant qu’elles ne sont pas réa­li­sées, jouées. Nous pou­vons les lire, très bien les connaître et même les expli­quer, mais il nous faut de bons inter­prètes pour qu’elles nous touchent le cœur et nous invitent à entrer dans leur mou­ve­ment, à entrer dans la danse. Nous pou­vons dire à pré­sent que le Frère Matthieu a, lui aus­si, bien inter­pré­té, oui, bien ‘joué’ l’évangile pour nous — comme celui que nous avons choi­si pour cette célébration.

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