Funérailles du Père Christian

Funérailles du Père Christian

1 Co 12, 3–7 ; Luc 12, 38–40

Chris­tian van Hoeck n’avait pas encore vingt ans, quand il est entré à l’abbaye de Saint-André, en 1950. Et il a pour­sui­vi sa vie monas­tique pen­dant plus de sep­tante ans, avec une égale fidé­li­té. C’est pour­quoi il était « prêt quand le Seigneur est venu », et il est « heu­reux main­te­nant, ce ser­vi­teur que le Maître à son arri­vée a trou­vé en train de veiller ». Oui, l’image évan­gé­lique du dis­ciple « en tenue de ser­vice et gar­dant sa lampe allu­mée » convient bien à notre frère Christian. Lire la suite

11ème dimanche du T.O. (B)

11ème Dimanche du Temps ordinaire (B)

13 juin 2021

Mc 4, 26–34

« Il en est du règne de Dieu……A quoi allons-nous com­pa­rer le règne de Dieu ? »

Il ne s’agit donc pas de n’importe quel règne ! Il en est du règne de DIEU, comme d’un homme qui fait ceci ou cela… C’est comme si Jésus cher­chait ses mots : « Que pourrais-je bien inven­ter pour vous mettre dans la tête ce que c’est, vrai­ment, le règne de Dieu …

Oui, s’il s’agissait d’un règne humain, on pour­rait par­ler d’un puis­sant monarque sié­geant à Versailles ou quelque autre cour somp­tueuse : non ! Il s’agit du règne de Dieu. Au départ vous le ver­rez à peine ; une petite semence un petit gland, une graine minus­cule : rien à voir avec un règne humain mais tout à voir avec le règne de Dieu. Jésus veut rendre atten­tif à la pré­sence secrète de Dieu dans la moindre créa­ture. Saint Grégoire le Grand en fait un com­men­taire détaillé : « Les miracles quo­ti­diens de Dieu ont per­du de leur valeur du fait de leur répé­ti­tion. Voici que se cache dans une seule graine d’une très petite semence, la masse entière de l’arbre qui naî­tra. Mettons bien devant nos yeux l’étonnante gran­deur d’un arbre. Nous trou­vons son ori­gine dans la très petite semence. Maintenant exa­mi­nons où se cachent dans cette très petite graine la force du bois, la rudesse de l’écorce, le piquant de la saveur et de l’odeur, l’abondance des fruits, la ver­deur des feuilles. Au tou­cher, la graine n’est pas robuste : d’où vient donc la dure­té du bois ? Elle n’est pas rugueuse : d’où sort la rudesse de l’écorce ? Elle est sans saveur : d’où vient la saveur des fruits ? Elle ne sent rien : d’où vient le par­fum qui s’exhale des fruits ? Elle n’a rien de vert : d’où vient le vert de ses feuilles ? Tout est caché en même temps dans la semence, mais tout ne sort pas en même temps de la semence. »

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Fête de la Trinité

Trinité

Dimanche 30 mai 2021

Introduction

Bien chers frères et sœurs, chers amis, bien­ve­nue à vous tous qui nous sui­vez par inter­net. Nous nous excu­sons si tout n’était pas clair et net dans l’image et dans la voix il y a huit jours. Indépendamment de notre volon­té, cer­taines connexions n’ont pas bien fonc­tion­né. On espère un meilleur résul­tat aujourd’hui !

Mais, comme vous pou­vez le voir, nous sommes ici dans la cha­pelle avec un nombre très réduit de per­sonnes. Seule la com­mu­nau­té des frères est repré­sen­tée. C’est la pre­mière fois en un demi-siècle que l’on vit quelque chose de pareil. C’est que le Covid est entré dans nos rangs et plu­sieurs sont conta­mi­nés – « posi­tifs », comme on dit. Nous sommes en qua­ran­taine stricte, et nous avons dû fer­mer nos portes, bien mal­gré nous ! Heureusement tout de même que la tech­nique nous per­met de rejoindre bien des absents de ce lieu-ci.

Gardons ensemble le cœur haut, vivons avec sagesse et pru­dence, prions les uns pour les autres et souvenons-nous tou­jours que le nombre n’est pas un cri­tère : « Là où deux ou trois sont réunis en mon Nom, Je suis au milieu de vous ! », disait Jésus aux siens avant de les quit­ter ! Et ce « deux ou trois », disent les Pères de l’Eglise, cela vaut aus­si pour celui qui est seul et unit toute sa per­sonne, corps, âme et esprit, pour accueillir dans la prière son Dieu et son sauveur.
Aujourd’hui nous fêtons non pas un évé­ne­ment his­to­rique par­ti­cu­lier, mais Dieu en lui-même, la sainte Trinité – Père, Fils et Esprit saint – tel qu’Il s’est révé­lé à nous dans l’histoire. C’est une fête pour contem­pla­tifs, pour des mys­tiques, comme la sainte Elisabeth de la Trinité. Et ne croyez sur­tout pas que ce soit une fête com­pli­quée, un casse-tête mathé­ma­tique où trois est égal à un, ou encore selon le mot de Jacques Prévert : « La théo­lo­gie c’est simple comme dieu et dieu font trois ! »

En réa­li­té, le cœur simple qui aime, com­prend tout car, dit le poète, « tout est amour dans l’Amour même ». Tournons-nous avec foi et amour vers celui qui n’est qu’amour et invoquons-le par un triple Kyrie qui s’adresse au Père, au Fils et au Seigneur, l’Esprit qui habite en nos cœurs.

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