Épiphanie

Épiphanie

Saint Matthieu est le seul évan­gé­liste à rap­por­ter les faits qui nous sont racon­tés dans ce récit détaillé, brillant, tout illu­mi­né de la pré­sence de ces mys­té­rieux visi­teurs venus d’Orient. Aucun his­to­rien n’a jamais confir­mé tous ces faits qui sont à la fois mer­veilleux – l’étoile, ces 3 mages venus appor­ter cha­cun un tré­sor de son pays en guise d’hommage – et éga­le­ment fort inquié­tants puisque la suite va deve­nir tra­gique : furieux d’avoir été ber­né par eux, les mages, sur le lieu où devait naître l’enfant roi, Hérode ordon­na le mas­sacre de tous les enfants de moins de 2 ans, ce qui obli­gea Joseph à fuir en Égypte avec Marie et Jésus. La véri­té his­to­rique de tout cela ne doit pas nous poser beau­coup de pro­blèmes, car ce qui importe à l’évangéliste Matthieu, c’est la confor­mi­té des faits à l’Ecriture qui s’accomplit. Je vous laisse avec cette ques­tion inno­cente : Matthieu aurait-il inven­té quelques détails ? C’est une ques­tion sans inté­rêt et croyez-moi sur parole pour vous évi­ter de pas­ser à côté de l’essentiel ! C’est la même ques­tion que celle qui consiste à savoir si saint Grégoire a inven­té les miracles qui sont attri­bués à saint Benoît dans ses Dialogues (la plu­part de ceux-ci sont des répliques de faits mer­veilleux que l’on peut trou­ver dans l’Ancien Testament).

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Nuit de Noël 2019

Nuit de Noël 2019

(Luc 2, 1–20)

Au milieu de cette célé­bra­tion, entre deux chants, pre­nons le temps pour médi­ter sur le mys­tère de Noël, pour y pui­ser la vraie joie.
Je par­ti­rai d’une remarque ano­dine : nous avons un beau tableau de la Nativité, mais cer­tains m’ont dit leur éton­ne­ment : pour­quoi le peintre n’a‑t-il pas repré­sen­té ce que raconte l’évangéliste ? Il a repré­sen­té le petit Jésus tout nu et cou­ché sur le sol, alors que l’évangile nous dit qu’il était « emmaillo­té et cou­ché dans une man­geoire ». De fait, même si le style de ce tableau est assez réa­liste, l’artiste n’a pas vou­lu repré­sen­ter l’évènement concret, mais le mys­tère de l’incarnation, l’abaissement radi­cal du Fils de Dieu venu par­ta­ger notre sort sur notre terre. Il nous invite ain­si à ne pas limi­ter notre atten­tion aux faits his­to­riques, mais à y décou­vrir leur signi­fi­ca­tion pro­fonde.

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