Sainte Famille

Sainte Famille

27 décembre 2020

Introduction

Bien­ve­nue à vous tous, chers frères et sœurs. L’Église, chaque année en ce dimanche entre Noël et le pre­mier jour de l’an, nous invite à médi­ter la sainte Famille. C’est un jour où nor­ma­le­ment on essaie de se retrou­ver en famille, parents et enfants, par­fois sur trois, voire sur quatre géné­ra­tions. Aujourd’hui, par pru­dence, cela n’est pas pos­sible comme par le pas­sé. Mais on mul­ti­plie les mes­sages per télé­phone, what­sapp et autre moyens de com­mu­ni­ca­tion, avec humour, fraî­cheur, poé­sie, bien­veillance. Peut-être que même à l’instant, sépa­rés dans l’espace, cer­tains parents et enfants suivent la même émis­sion et recueillent ensemble le même mes­sage qu’ils pour­ront reprendre par la suite au télé­phone. Soyons inven­tifs en deçà des règle­ments et pre­nons le temps de recueillir ce que la Parole de Dieu tient à nous dire aujourd’hui. Elle parle notam­ment du com­ment conti­nuer à croire dans la Vie et dans le Maître de la Vie, au milieu de toute sorte d’épreuves. Invoquons le Christ, « venu pour que nous ayons la vie et que nous l’ayons en abon­dance », comme il l’a dit.

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messe de minuit de Noël 2020

Noël 2020

Nous voi­ci arri­vés au cœur de la fête de Noël. Toutes les pré­pa­ra­tions ont conver­gé vers ce moment de grâce. À Noël la fleur du rameau de Jessé s’est épa­nouie : c’était l’aboutissement de toute l’histoire de l’humanité. Sa venue était pré­vue et pré­pa­rée depuis des siècles. Les pro­phètes d’Israël, les sages des Nations l’avaient annon­cé, sur la terre tout sem­blait pré­vu pour l’accueillir.
Et cepen­dant, si nous lisons atten­ti­ve­ment les évan­giles de l’enfance, nous devons recon­naître qu’il y est aus­si par­tout ques­tion d’imprévus : l’annonce à Marie était tout à fait inso­lite et l’a bou­le­ver­sée, les nou­velles de sa vieille cou­sine étaient éton­nantes, et puis, contre toute attente, Joseph a quand même accep­té de la prendre chez lui. Quand enfin appro­chait le moment où elle devait mettre au monde son enfant, un ukase impré­vu les a obli­gés à se mettre en route vers Bethléhem. ( )Et là, ils ne trouvent aucun loge­ment pour les accueillir. Puis arrivent des mages d’on ne sait où. Finalement, il a fal­lu fuir jusqu’en Égypte, pour échap­per au mas­sacre des inno­cents. Bien sûr, comme l’ange l’a rap­pe­lé à Marie, « rien n’est impos­sible à Dieu », mais pré­ci­sé­ment : il n’a rien fait pour épar­gner toutes ces contra­rié­tés à ceux qu’il avait choi­si. Dieu n’est pas celui qui esca­mote les dif­fi­cul­tés, — même si c’est sou­vent pour cela que nous le prions. — Il ne faut en tout cas pas pas­ser sous silence ces impré­vus et ces contra­rié­tés que relatent les évan­giles, au pré­texte de ne pas trou­bler le cli­mat de fête. Ce ne sont pas des trait anec­do­tiques, négli­geables ; ces situa­tions impré­vi­sibles font par­tie du mys­tère de Noël parce qu’elles font par­tie de la condi­tion humaine, et Dieu est venu pour assu­mer toute notre humanité.

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4è Dimanche de l’Avent 2020

4è Dimanche de l’Avent, Année B

19 décembre 2020

Introduction

Chers frères et sœurs,
Bienvenue à vous tous, ici dans cet ora­toire de Clerlande et plus encore à vous tous, grâce à la connexion inter­net. Songeons à notre tech­ni­cien qui depuis des mois assure cette connexion, Francesco Ruffo. Il nous suit ce matin dans son lit d’hôpital, après une opé­ra­tion subie il y a quelques jours. Prions pour lui qu’il nous soit ren­du au plus vite, et bien réta­bli ! Et remer­cions les amis qui le rem­placent avec art !
Accueillons aus­si par­mi nous un frère qui nous vient du Nigeria, fr. Godefroy, cueilli à l’aéroport ce matin tôt ! Wellcome in our mid­st, dear Godefroy, enjoy your stay bet­ween us, even if the tem­pe­ra­ture will be rather cool for you, those very first days, we apologize !
Aujourd’hui, qua­trième et der­nier Dimanche de l’Avent, on a allu­mé le qua­trième cierge de la cou­ronne de l’Avent. C’est depuis le cin­quième siècle le jour où l’on célèbre l’Annonciation de l’ange Gabriel à la Vierge Marie de Nazareth. L’Angelus que l’on prie trois fois par jour, se clô­ture avec l’oraison qui est celle d’aujourd’hui jus­te­ment : dans cette prière on rap­pelle en un seul mou­ve­ment l’annonce de l’incarnation de Jésus, sa pas­sion et la croix, et sa résur­rec­tion, pour nous conduire tous jusque dans la gloire avec lui ! Laissons-nous sai­sir par ce mou­ve­ment, ouvrons notre cœur à la Parole qui s’incarne et qui éta­blit sa demeure en cha­cun de nous, mer­veille des mer­veilles. Invoquons le Christ qu’il nous visite, nous et notre monde, pour nous sauver.
Que ta grâce, Seigneur notre Dieu, se répande en nos cœurs :
par le mes­sage de l’ange, tu nous as fait connaître l’incarnation de ton Fils bien-aimé. Conduis-nous par sa Passion et par sa croix jusqu’à la gloire de la résurrection.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur…

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