Prière universelle : 5ème dimanche de Carême

Prière uni­ver­selle :

1. Il y a ceux et celles qui mènent une vie déréglée,
et qui vou­draient domp­ter leurs servitudes.
Seigneur, apprends-leur la sagesse de l’esprit et du corps.
Et ceux et celles qui sont sub­mer­gés de honte,
et qui aime­raient être cou­verts de tendre respect.
Seigneur, pose sur eux la pure­té de ton regard.

2. Il y a ceux et celles qui sont encer­clés dans le juge­ment d’autrui,
et qui vou­draient être libé­rés de la peur.
Seigneur, introduis-les dans le cercle de ta paix.
Et ceux et celles dont la mai­son est froide de solitude.
Seigneur, entre chez eux et ranime les braises du foyer.
3. Il y a ceux et celles qui sont fiers de leur vie honnête,
et dont la pro­bi­té les pousse à mépri­ser les délinquants.
Seigneur, conduis-les à la clair­voyance de leurs péchés.
Et il y a ceux et celles dont la profession
est de faire res­pec­ter les lois de la vie sociale.
Seigneur, aide-les à mani­fes­ter la pro­messe du Psaume :
Amour et Vérité se rencontrent,
jus­tice et Paix s’embrassent.

4. Il y a toutes celles, les innom­brables femmes de par le monde,
qui subissent, de la part des hommes,
les châ­ti­ments les plus vio­lents et publics
pour des fautes de leur vie personnelles.
Seigneur, parviendras-tu à sug­gé­rer à ces bourreaux
qu’aucune noble reli­gion ne per­met cette barbarie ?
Et pour ter­mi­ner, veuille, Seigneur, accueillir
l’audace de notre lita­nie d’intercession
en faveur de ceux et celles qui ont le plus besoin de ta miséricorde :
les déshé­ri­tés et les pusillanimes,
les faibles et les petits, les aban­don­nés, les méprisés,
les acca­blés, les abat­tus, les reje­tés, les perdus,
les adeptes de tes Béatitudes,
et, si tu le per­mets, nous aussi,
tous et toutes, princes et prin­cesses de ton Royaume.

fr. Dieudonné

4e dimanche de carême, 6 mars 2016

Prière universelle du 6 mars 2016

4e Dimanche de Carême

  1. Il y a ceux qui partent,
    sans don­ner ni expli­ca­tion ni excuses.
    Parfois pour secouer le joug de la vie quotidienne,
    par­fois en rêvant d’un bon­heur à‑portée-de-main,
    ou encore, pour cacher leur suicide.

Quand ils reviennent, que trouveront-ils :
une porte fer­mée ou des reproches violents ?
une ran­cune tenace ?
ou alors ?
. Dieu notre Père,
donne-nous de par­don­ner comme tu pardonnes.

DIEU EST AMOUR, DIEU EST LUMIERE, DIEU NOTRE PÈRE !

  1. Il y a ceux qui se séparent,
    par consen­te­ment mutuel, ou par déci­sion de l’un des deux.
    Parfois le temps a usé le pre­mier amour,
    par des soup­çons inavoués,
    par la répé­ti­tion de gestes sans tendresse,
    ou par l’insupportable secret du mys­tère de l’autre.
    S’il leur arrive de sou­hai­ter habi­ter à nou­veau la mai­son commune,
    com­ment trouveront-ils la pureté
    d’un tout nou­veau commencement,
    com­ment s’offriront-ils les chances
    d’une espé­rance aus­si fraîche que l’aurore ?
    . Dieu notre Père,
    ne cesse pas d’inspirer ces miracles de ta miséricorde.
  1. Il y a, à l’échelle mondiale,
    des peuples et nations, des groupes ethniques,
    des reli­gions, des pou­voirs idéologiques,
    qui n’en finissent pas
    de régler leurs comptes
    avec des exploi­ta­tions et des humi­lia­tions du passé.
    . Dieu, Père de tous les hommes,
    pour déli­vrer tes enfants du Mal, de la haine et de la mort,
    tu offres au monde le sacri­fice de ton Fils,
    le Réconciliateur du ciel et de la terre.
    fais lever, de toute urgence, des acteurs de ta miséricorde.
  1. Et si, ce matin, Dieu notre Père, nous sommes entrés
    dans la salle de la fête eucharistique,
    et jouis­sons gra­tui­te­ment de ton par­don sans condition,
    élar­gis notre cœur en
    toute bon­té sans frontières,
    toute dou­ceur sans aucune ombre,
    tout res­pect sans arrière-pensée,
    toute paix sans autre force que tes larmes de joie,
    pour accueillir nos frères et sœurs en humanité,
    tes enfants reve­nus à la Maison.


fr. Dieudonné

3ème dimanche de Carême, 28 février 2016

Prière universelle du 3ème dimanche de Carême

1. Autrefois, des Galiléens en train de prier, mas­sa­crés par Pilate.
Aujourd’hui, des mil­liers de chré­tiens sau­va­ge­ment assassinés.
Autrefois, la chute d’une tour bran­lante fait 18 tués.
Aujourd’hui, des peuples entiers sont expo­sés à la famine
par le réchauf­fe­ment climatique.
Seigneur Jésus, pour­quoi te deman­der des comptes,
alors que tu laisses aux hommes la noble et dan­ge­reuse liberté
de choi­sir la vie ou la destruction ?
N’abandonne pas notre époque à la folie de la violence,
nous t’en prions.

2. Autrefois, le pro­prié­taire d’un figuier stérile
décide, rai­son­na­ble­ment, de le couper.
Aujourd’hui, la socié­té de pro­fit estime
qu’il faut hâter la mort de tous les improductifs.
Seigneur Jésus, tu nous mets
devant le redou­table pro­blème de « la fin de vie ».
Inspire-nous des paroles fortes dans les débats publics.
Surtout, apprends-nous une pré­sence douce et réconfortante
auprès de ceux qui se sont livrés au combat
entre la vie et la mort,
nous t’en prions.

3. Nous pou­vons ici, avec pudeur, évo­quer les personnes
les plus fragilisées :
les han­di­ca­pés phy­siques et psychiques
d’un han­di­cap irréversible ;
les vieillards iso­lés et sans horizon
qui sou­haitent mourir ;
les pri­son­niers à perpétuité
qui pré­fèrent en finir pour de bon ;
la jeune fille de 15 ans, vio­lée et enceinte,
qui est ten­tée et conseillée d’avorter ;
les souf­frants, aux soins pal­lia­tifs, qui n’en peuvent plus,
et sou­haitent l’euthanasie.
Il nous est inter­dit de juger, il nous est deman­dé de respecter,
et pour­tant il nous est impos­sible de ne pas entendre
la sup­plique du vigne­ron au pro­prié­taire de la vigne :
« laissez-le encore un an ! »
Seigneur Jésus, toi qui es allé jusqu’à ton der­nier souffle
pour nous pro­cu­rer la vie en plénitude,
aide-nous : nous t’en prions.

4. Seigneur Jésus,
nous te lais­sons dans ta solitude,
pré­sen­ter à ton Père de patiente miséricorde
tant de misères cachées et tant d’espoirs invincibles ;
nous te lais­sons la puis­sance de réta­blir le calme
sur les tem­pêtes de nos désarrois ;
nous te lais­sons nous faire entendre ton silence
d’où l’on devine le bruis­se­ment d’une source cachée
qui chante le matin de ta résurrection.
reste avec nous, nous t’en prions.

fr. Dieudonné