2e dimanche de carême, 21 février 2016.

1. Jésus, ce matin, nous a pris avec lui
pour prier sur la mon­tagne.
cet appel est une grâce, et notre réponse est une autre grâce,
puisque nous lui offrons un « dimanche autre­ment »,
Consacré plei­ne­ment au silence, à la prière, et à l’amitié.
Ce soir, nous retour­ne­rons méta­mor­pho­sés
par notre ren­contre avec le Ressuscité.
Confions au Seigneur Jésus
les hommes et les femmes qui font par­tie de nos vies quo­ti­diennes.
Nous avons eu, ici dans cette oasis,
le pri­vi­lège de goû­ter la fraî­cheur de la Foi.
Puissions-nous être, demain, des fon­taines d’Espérance.

2. Comme Pierre, Jacques et Jean,
nous serions ten­tés de nous ins­tal­ler sous des tentes,
ins­tal­lés dans le confort
de nos idées toutes faites et de nos rela­tions pri­vi­lé­giées,
à l’abri des autres et des évé­ne­ments du dehors.
Nous sommes incons­cients de ce que nous deman­dons,
et Jésus refuse de se lais­ser enfer­mer par ses amis.
Confions au Seigneur Jésus
les hommes et les femmes de bonne volon­té, et nous en sommes,
devant le nombre énorme et crois­sant des migrants et des exi­lés,
et qui n’ont même pas une tente pour s’abriter.
puissent les hommes poli­tiques nous don­ner les moyens
de ne pas res­ter les bras bal­lants avec une mau­vaise conscience.

3. Alors que nous allons pour­suivre ce Carême
avec une ardeur renou­ve­lée pour la prière,
avec la liber­té joyeuse de la sobrié­té,
et avec l’enthousiasme du par­tage,
la socié­té païenne entre­tient
le vacarme des vedettes,
l’appel pres­sant à la consom­ma­tion,
et la mes­qui­ne­rie du « quant-à-soi ».
Et nous sommes là, un petit peuple dépha­sé et sans ave­nir.
Confions au Seigneur Jésus son Église bien-aimée,
appe­lée, par­ti­cu­liè­re­ment cette année,
à une tendre com­pas­sion
et à une misé­ri­corde sans arrière-pensée.
Puissent les mil­lions de chré­tiens de par le monde
res­ter fidèles à Jésus en croix qui, dans sa soli­tude,
sans bruit ni juge­ment, sans pou­voir ni stra­té­gie,
sauve la mul­ti­tude par son amour extrême.

4. Et enfin, confions-nous les uns les autres au Seigneur Jésus.
confions nos com­mu­nau­tés, nos fra­ter­ni­tés, nos groupes.
Confions-Lui nos couples, nos familles, nos ami­tiés,
nos divers états de vie, nos res­pon­sa­bi­li­tés dans l’Église et la socié­té.
Confions-Lui les per­sonnes âgées et les malades dont nous sommes proches.
Nous allons dépo­ser sur cette table le pain et le vin
qui sont un voile qui nous cache le Corps et le Sang du Christ.
puisse l’Esprit Saint nous y faire décou­vrir la pré­sence du Ressuscité
que nous avons à par­ta­ger à la mul­ti­tude,
sachant bien qu’il en res­te­ra tou­jours 12 cor­beilles.

fr. Dieudonné

Premier dimanche de carême, 14 février 2016

Prière uni­ver­selle :

1. Lorsque nous voyons le spec­tacle du Mal dans notre monde,
avec son cor­tège de haine et de mort,
la ten­ta­tion nous guette de dou­ter
de la vic­toire du Christ, pro­messe de Vie et d’Amour
Demandons à notre Père des cieux la grâce
de ne pas suc­com­ber à la ten­ta­tion
du doute ou de la révolte.
Qu’il ne nous laisse pas sans une parole de confiance.

2. Lorsque nous voyons le nombre tou­jours crois­sant
de réfu­giés, de migrants, d’exilés,
la ten­ta­tion nous guette d’avoir peur pour notre ave­nir,
et de bais­ser les bras au lieu de les ouvrir.
Demandons à notre Père des cieux la grâce
de ne pas suc­com­ber à la ten­ta­tion
de l’égoïsme indi­vi­duel et col­lec­tif.
Qu’il ne nous laisse pas sans une parole de large bien­veillance.

3. Lorsque nous voyons, dans nos pays riches,
le spec­tacle d’une socié­té qui conti­nue à s’organiser
sans réfé­rence au Créateur de l’Univers
et au Sauveur de la mul­ti­tude,
la ten­ta­tion nous guette de rêver
à une Église puis­sante, poli­ti­cienne et intran­si­geante.
Demandons à notre Père des cieux la grâce
de ne pas suc­com­ber à la ten­ta­tion
de nous refer­mer dans une superbe iden­ti­té.
Qu’il ne nous laisse pas sans une parole d’humble misé­ri­corde.

4. Et lorsque nous nous voyons, ici ras­sem­blés,
pous­sés par l’Esprit au désert
pour y rejoindre le Christ Jésus,
la ten­ta­tion nous guette, la ten­ta­tion du « à quoi bon ? »
après tant d’efforts de tant de carêmes
qui nous ont lais­sés inchan­gés.
Demandons à notre Père des cieux
de nous lais­ser faire par le Christ
plu­tôt que d’essayer de nous refaire par nous-mêmes.
Qu’il ne nous laisse pas sans la mémoire du Ressuscité,
en cette Pâque où il nous a sau­vés avant même que nous nais­sions.