Prière universelle : 5ème dimanche de Carême

Prière uni­ver­selle :

1. Il y a ceux et celles qui mènent une vie déré­glée,
et qui vou­draient domp­ter leurs ser­vi­tudes.
Seigneur, apprends‐leur la sagesse de l’esprit et du corps.
Et ceux et celles qui sont sub­mer­gés de honte,
et qui aime­raient être cou­verts de tendre res­pect.
Seigneur, pose sur eux la pure­té de ton regard.

2. Il y a ceux et celles qui sont encer­clés dans le juge­ment d’autrui,
et qui vou­draient être libé­rés de la peur.
Seigneur, introduis‐les dans le cercle de ta paix.
Et ceux et celles dont la mai­son est froide de soli­tude.
Seigneur, entre chez eux et ranime les braises du foyer.
3. Il y a ceux et celles qui sont fiers de leur vie hon­nête,
et dont la pro­bi­té les pousse à mépri­ser les délin­quants.
Seigneur, conduis‐les à la clair­voyance de leurs péchés.
Et il y a ceux et celles dont la pro­fes­sion
est de faire res­pec­ter les lois de la vie sociale.
Seigneur, aide‐les à mani­fes­ter la pro­messe du Psaume :
Amour et Vérité se ren­contrent,
jus­tice et Paix s’embrassent.

4. Il y a toutes celles, les innom­brables femmes de par le monde,
qui subissent, de la part des hommes,
les châ­ti­ments les plus vio­lents et publics
pour des fautes de leur vie per­son­nelles.
Seigneur, parviendras‐tu à sug­gé­rer à ces bour­reaux
qu’aucune noble reli­gion ne per­met cette bar­ba­rie ?
Et pour ter­mi­ner, veuille, Seigneur, accueillir
l’audace de notre lita­nie d’intercession
en faveur de ceux et celles qui ont le plus besoin de ta misé­ri­corde :
les déshé­ri­tés et les pusil­la­nimes,
les faibles et les petits, les aban­don­nés, les mépri­sés,
les acca­blés, les abat­tus, les reje­tés, les per­dus,
les adeptes de tes Béatitudes,
et, si tu le per­mets, nous aus­si,
tous et toutes, princes et prin­cesses de ton Royaume.

fr. Dieudonné

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Homélie du 5è Dimanche de Carême : “Germes”

5è Dimanche de Carême, année C

Germes

Une femme a été sur­prise en train de com­mettre l’adultère (Jean, 8, 1–11). Avec qui ? Sans doute avec un petit malin qui a su se sau­ver et la lais­ser seule se faire attra­per. D’autres hommes la traînent devant Jésus et allèguent la loi de Moïse mais en la cen­su­rant : car la Loi dit non pas de lapi­der la femme mais bien les deux amants. Donc des hommes qui jugent une femme seule et qui se servent d’elle pour tendre un piège à Jésus. Mais Jésus ne regarde ni ces hommes ni la femme : il est pen­ché sur le sol à tra­cer des traits. Il évite ain­si la pos­ture du juge qu’on vou­drait lui voir prendre, comme si cela ne le concer­nait pas. Et quand il se redresse, c’est pour ren­ver­ser la situa­tion : accu­ser les accu­sa­teurs. Il se penche alors à nou­veau en atten­dant qu’ils soient tous par­tis. Et il se redresse enfin devant la femme seule et sa parole est éton­nante : « Je ne te condamne pas. » Il est le seul à pou­voir condam­ner et il ne le fait pas.

Cette parole aurait dû inter­dire à l’Église toute condam­na­tion alors qu’elle a si sou­vent condam­né et même exé­cu­té tant de pré­su­més cou­pables au long de son his­toire. Nous en sommes tou­jours accu­sés, on ne cesse de nous le rap­pe­ler. Ce sont toutes ces tristes pages que le pape François vou­drait enfin tour­ner en refu­sant de juger : « Qui suis‐je pour juger ? » et en déclen­chant un vrai tsu­na­mi de misé­ri­corde en cette année sainte.

Est‐ce à dire que nous allons tout tolé­rer ? Le même pape a excom­mu­nié les mafieux sans ménagement.Il peut donc bien s’agir de dépla­cer le cur­seur : nous ne tolé­re­rons ni la bêtise, ni le déni, ni les slo­gans creux, ni le prêt‐à‐penser. Mais nous gar­de­rons cet éton­nant pou­voir de dire : « Je ne te condamne pas. Va et ne pèche plus. »

Et faire cela, c’est inau­gu­rer le monde nou­veau dont nous parle Isaïe. Quand nous enten­dons cette parole : « Je fais un monde nou­veau, il germe, ne le voyez‐vous pas ? » nous pou­vons objec­ter tout le contraire : le monde où nous sommes est plu­tôt mena­cé par de lourds pré­sages d’effondrement qui nous font mal­heu­reu­se­ment nous replier dans la peur et le rejet.

Et pour­tant, ceux qui ont pu voir le film « Demain » ont décou­vert avec bon­heur ce monde nou­veau qui germe un peu par­tout. On cherche à vivre autre­ment, à habi­ter autre­ment, à consom­mer et à man­ger autre­ment. Ces recherches ne sont pas for­cé­ment pour­sui­vies au nom d’une exi­gence spi­ri­tuelle, mais elles peuvent bien appe­ler une nou­velle spi­ri­tua­li­té faite de confiance et d’abandon selon les invi­ta­tions de Jésus à ne pas nous lais­ser écra­ser par les pré­oc­cu­pa­tions du len­de­main et à regar­der davan­tage les oiseaux du ciel et les fleurs des champs. Nous avons bien besoin aujourd’hui de cette fraî­cheur confiante qui n’est pas de l’insouciance et qui n’empêche pas non plus de sou­te­nir une soli­da­ri­té vigi­lante avec tous ceux qui vou­draient sim­ple­ment pou­voir vivre digne­ment.

L’avenir et le pas­sé. Isaïe nous dit : « Ne vous sou­ve­nez plus d’autrefois, ne son­gez plus au pas­sé. » Curieusement il vient jus­te­ment de rap­pe­ler la sor­tie d’Égypte et le pas­sage dans la mer, le pas­sé fon­da­teur d’Israël dont on ne cesse de faire mémoire. Mais il s’agit de l’appel de Dieu main­te­nant et de l’avenir qui est là. On a sou­vent dit qu’il faut pou­voir s’adosser au pas­sé pour adhé­rer au pré­sent et envi­sa­ger l’avenir. Mais cela ne signi­fie pas qu’il faut res­sas­ser le pas­sé. C’est ce qui nous guette avec l’âge, quand on dit bien que l’avenir est der­rière nous. Les com­mu­nau­tés vieilles aiment racon­ter leur pas­sé tan­dis que les plus jeunes bruissent de pro­jets. A ceux qui lui disaient : « On a tou­jours fait comme ça » un supé­rieur répon­dait : « Bonne rai­son pour faire autre­ment. »

Saint Paul nous dit la même chose mais à un autre niveau : « Je pour­suis ma course pour sai­sir comme j’ai été moi‐même sai­si. Oubliant ce qui est en arrière et lan­cé vers l’avant, je cours vers le but. » Il nous est bon de nous rap­pe­ler ce qu’a été le Christ dans notre vie, mais il faut encore et tou­jours tendre vers lui. Le Christ est en avant de nous. Nous le cher­chons en nous arrê­tons dou­ce­ment à chaque page de l’évangile, mais pas du tout comme on feuillette un album du pas­sé. A chaque page, il nous entraîne. Le mot qu’il répète le plus est : Va ! Et lui, il est tou­jours pour nous celui qui vient.

Ces pro­pos orientent nos der­nières étapes de carême. Nous sommes sur une route qui ne s’arrêtera pas à Pâques. La der­nière parole du Ressuscité sera : « Allez ! » Pour les plus anciens d’entre nous comme pour ceux qui sont éprou­vés par la mala­die ou le deuil, cela signi­fie­ra sim­ple­ment, mais par­fois dif­fi­ci­le­ment, conti­nuer jour après jour, tenir, et le témoi­gnage de leur per­sé­vé­rance nous sti­mule tous. Nous nous sou­vien­drons cepen­dant que pour nous tous ensemble il ne s’agit pas sim­ple­ment de tenir, avec ce que cela pour­rait com­por­ter d’immobilité, mais d’aller, de sor­tir, d’inventer. Le monde nou­veau annon­cé par Isaïe, c’est le monde pas­cal. Nous sommes en train de nous pré­pa­rer au cœur de nous‐mêmes à un renou­vel­le­ment qui ne sera pas notre oeuvre mais la puis­sance en nous du Ressuscité qui nous élève au‐delà de nous‐mêmes par son Esprit.

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« BONTE DIVINE »

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Chers amis sym­pa­thi­sants de l’AHEB,

À vos agendas ! Retenez la date du jeudi 17 mars à 20h pour une soirée au théâtre, à la salle du Fenil, 13 rue de la Cure à Tourinnes‐St‐Lambert.

La troupe d’acteurs « Rose Paprika » a accepté de jouer, au profit de notre association, la pièce « BONTE DIVINE » de Frédéric Lenoir et Louis‐Michel Colla.

De quoi s’agit-il ?

Au sor­tir d’une confé­rence inter­re­li­gieuse, un prêtre, un rab­bin, un imam et un bonze se retrouvent enfer­més dans une pièce sans com­mu­ni­ca­tion pos­sible avec l’extérieur. Prisonniers d’un iné­luc­table face‐à‐face, ils engagent un débat aus­si vif que savou­reux où croyances et dif­fé­rences s’affrontent, tan­dis que mijote une pou­larde qui sau­ra peut‐être paci­fier les esprits et trans­for­mer ce huis clos en une irré­sis­tible comé­die.

Une pièce de théâtre tout à fait per­ti­nente et d’actualité, qui aide à la réflexion sur l’interreligieux, sans oublier quelques brins d’humour au pas­sage.

"Bonté Divine"

Le Conseil d’Administration et les membres de l’AHEB tiennent à expri­mer leur pro­fonde recon­nais­sance à la troupe « Rose Paprika », pour leur enga­ge­ment en faveur de plus dému­nis des vil­lages de Fayoum, sans oublier tous les béné­voles qui par­ti­cipent à l’organisation de cet évé­ne­ment.

Pourriez‐vous nous aider à dif­fu­ser cette publi­ci­té en envoyant cette invi­ta­tion à des per­sonnes sus­cep­tibles d’être inté­res­sées par ce spec­tacle.

En espé­rant vous voir nom­breux !

Le CA de A.H.E.B

Réservation — pré­vente : 14€,
avec paie­ment au compte de l’AHEB BE55 2500 5211 4044
en men­tion­nant nom, pré­nom et le nombre de places sou­hai­tées.
Paiement pos­sible le jour‐même : 18€.

UN MONASTÈRE BÉNÉDICTIN A PROXIMITÉ DE LOUVAIN-LA-NEUVE ET D'OTTIGNIES