Pour vous, qui‐suis‐je ?

Prière universelle. 24e T.O. (B) 16 septembre 2018

Pour vous, qui suis‐je ? »,
deman­dait Jésus à ses dis­ciples, il y a 2000 ans.
« Pour toi, qui suis‐je ? »
demande Jésus à cha­cun, cha­cune, aujourd’hui.
Cette ques­tion appelle une réponse per­son­nelle incon­tour­nable :
« Je veux te suivre, prendre ma croix,
perdre ma vie à cause de toi. »
Demandons la grâce de cette audace confiante.

« Pour vous », nous demande Jésus,
« qui sont ces immi­grés qui enva­hissent vos plages,
et mettent en péril votre confort ?
Sont‐ils, avant tout, des étran­gers ano­nymes,
ou portent‐ils, à vos yeux, les traits de mon visage bafoué ? »
Demandons l’intelligence du cœur pour inven­ter l’hospitalité.

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Qui suis‐je ? 24è dimanche (B).

24 e dimanche B 2018

« Pour les gens, qui suis‐je ? »
demande Jésus aux dis­ciples.
(Mc 8, 27)

Si cette ques­tion était posée aujourd’hui : qui est le Christ pour les gens aujourd’hui ? Personne n’évoquerait ni Jean‐Baptiste ni Elie comme les gens pou­vaient y pen­ser au moment où Jésus posait la ques­tion. Mais beau­coup recon­nai­traient volon­tiers qu’il est un pro­phète et seraient dis­po­sés à accueillir son mes­sage pour autant qu’ils le connai­traient.

Jésus est aisé­ment pla­cé par­mi les ins­pi­ra­teurs de l’humanité, comme Socrate ou Bouddha. Nombreux sont ceux qui pensent : Jésus oui, mais pas ses dis­ciples, pas l’Eglise.
C’est pour­tant bien à nous que la ques­tion est encore posée : qui est Jésus pour nous ? J’ai écrit qu’il est la face humaine de Dieu. Mais encore ? Quand Pierre répond : « Tu es le mes­sie, le Christ », il évoque pro­ba­ble­ment le messie‐roi atten­du en Israël. Jésus se pré­sente lui‐même tout autre­ment : il va souf­frir, être reje­té, tué et res­sus­ci­ter.

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Effata. 23è dimanche T.O. (B)

Homélie du dimanche 09 septembre 2018

Effata.
23è dimanche T.O. (B)

Introduction

Mes sœurs, mes frères, aujourd’hui le Seigneur vient poser son doigt sur nos oreilles et notre langue et pro­clame : « Effata !” Un mot ara­méen qui signi­fie Ouvre‐toi ». Il est clair qu’il ne s’agit pas seule­ment d’un geste cor­po­rel, mais d’un signe de gué­ri­son inté­rieure.
Nous tous, c’est-à-dire, nous‐même, l’Église, notre socié­té, celle qui vote aujourd’hui en Suède ou ailleurs, nous pou­vons être sourds à la parole de Dieu et inca­pable de par­ler de façon juste. Les deux tou­chers de Jésus dans la gué­ri­son du sourd‐muet forment le pré­lude à son regard tour­né vers son Père et au souffle de l’Esprit.
Au début de cette célé­bra­tion, ren­dons grâce pour tout ce que nous enten­drons, dépouillons‐nous de nos vaines pré­oc­cu­pa­tions, confions‐les au Maître de nos vies et accueillons sa misé­ri­corde qui trans­forme notre nature par sa pré­sence et annonce déjà les pré­mices d’un uni­vers nou­veau.

Von Balthazar, Lumière de la Parole, année B H 122

Homélie

Jésus témoigne jour après jour de la misé­ri­corde de son Père des cieux. Sur une terre étran­gère, hier c’était la fille d’une syro‐phénicienne qu’il gué­ris­sait à dis­tance, aujourd’hui c’est un sourd‐bègue qu’il touche pour conver­tir nos cœurs à son écoute.
Tous les sens du malade sont concer­nés : Jésus lui touche ses oreilles de ses doigts ; il lui met de la salive sur la langue, lève son regard vers le ciel, et dit avec auto­ri­té « Ephphata ! Ouvre‐toi ! » et aus­si­tôt les oreilles du malade s’ouvrent et sa langue se met à par­ler cor­rec­te­ment.
Le pro­fond sou­pir de Jésus et ses yeux levés vers le Très‐Haut mani­festent sa com­pas­sion face à la souf­france humaine et aus­si la pré­sence de son Père et le souffle de l’Esprit-Saint. La gué­ri­son du cœur passe à tra­vers le corps.

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