Ouvre toi ! 23è TO B

23ème dimanche ordinaire B

Une homélie du fr. Bernard

Entendre et parler

Commu­ni­quer libre­ment, sans gêne, avec bon­heur. Entendre d’autant mieux qu’on est enten­du. Et donc bien « s’entendre » comme on dit jus­te­ment.
Nous connais­sons bien toutes les infir­mi­tés qui han­di­capent cette heu­reuse rela­tion entre nous, nos sur­di­tés et nos apha­sies. On peut entendre et res­ter muet, de stu­peur, ou d’indifférence, par­fois de rage inté­rieure qui pour­ra explo­ser, ou encore par une sorte de volon­té mal­saine de res­ter enfer­mé, un blo­cage. On peut aus­si par­ler tout le temps, être un bavard incon­ti­nent, sans prê­ter atten­tion à la parole des autres, ou tenir tel­le­ment à des posi­tions ou des convic­tions que l’on devient inca­pable d’honorer celles des autres, et c’est encore un enfer­me­ment.

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Comme du bon pain

Comme du bon pain

19e dimanche ordinaire B

9 aout 2015

L’his­toire d’Élie au pre­mier Livre des Rois a un conte­nu nar­ra­tif très riche. Je retiens ici les trois fois où Élie reçoit du pain et fait ain­si l’expérience de sa dépen­dance.

Élie est un pro­phète mili­tant qui s’est tota­le­ment enga­gé dans la résis­tance reli­gieuse et poli­tique au régime du roi Achab. Achab avait épou­sé Jézabel, une femme cruelle venant de Sidon et qui vou­lait impo­ser la reli­gion de son pays en per­sé­cu­tant les fidèles du Dieu d’Israël. Élie a d’abord fer­mé le ciel, pro­vo­quant la séche­resse et la famine, et Dieu lui a ordon­né d’aller se cacher près d’un tor­rent où un cor­beau lui appor­tait du pain et de la viande. Lui qui a com­man­dé au ciel et fer­mé l’eau doit vivre dans la sou­mis­sion au pou­voir de Dieu qui prend soin de lui com­plè­te­ment. Il vit seul, dans la dépen­dance de l’obéissance.

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C’est l’accueil qui purifie

22ème dimanche ordinaire B

Mc 7, 1–23

C’est l’accueil qui purifie

Nous sommes reve­nus à l’évangile selon saint Marc. Les dimanches pré­cé­dents, le cha­pitre 6 de saint Jean nous révé­lait des mys­tères essen­tiels de notre foi, et nous met­tait au défi d’y adhé­rer par toute notre vie. Aujourd’hui nous retom­bons dans un texte plus anec­do­tique, semble-t-il. Ces his­toires du pure­té rituelle ne nous concernent pas tel­le­ment a prio­ri. Grâce à Dieu, grâce à Jésus, il n’y a plus chez nous d’interdits ali­men­taires : même la viande ne nous est plus inter­dite le ven­dre­di. Alors pour­quoi la litur­gie nous fait-elle encore entendre aujourd’­hui cet évan­gile qui traite de choses sans grande impor­tance ?

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UN MONASTÈRE BÉNÉDICTIN A PROXIMITÉ DE LOUVAIN-LA-NEUVE ET D'OTTIGNIES