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Le Pain” Dimanche 29 juillet 2018

17ème dimanche ordinaire, année B, 2018

Le Pain
(Jn 6, 1–15)

Le pain est sacré. Nous en avons malheureusement perdu le sens parce que nous n’en manquons jamais

Le pain. C’est la nour­ri­ture de base pour tous les peuples du bas­sin médi­ter­ra­néen comme le riz en Orient. Le pain est sacré. Nous en avons mal­heu­reu­se­ment per­du le sens parce que nous n’en man­quons jamais. Dans mon enfance, jeter du pain était un péché. Nous avions de belles miches de pain au dos des­quelles on tra­çait un signe de croix avec la pointe du cou­teau avant de l’entamer.

Nous ne voyons plus guère la beau­té du pain posé sur la table, parce qu’il nous est livré déjà décou­pé en tranches. Il n’y a plus qu’un seul endroit où le pain est vrai­ment rom­pu, et c’est ici à l’eucharistie, jus­te­ment appe­lée la frac­tion du pain. Nous avons la très belle chance, à Clerlande, de rompre vrai­ment le pain comme le fit Jésus à la Cène : « Il prit le pain, le rom­pit et le leur don­na ». Nous rom­pons de vrais pains dont nous rece­vons cha­cun une bou­chée. Avec des hos­ties blanches, rondes et plates, il fal­lait d’abord croire que c’était vrai­ment du pain. Et comme nous ne devions pas le mâcher, l’acte de man­ger était aus­si imma­té­riel que les hos­ties. Or man­ger, c’est assi­mi­ler une nour­ri­ture dans notre corps. « Prenez et man­gez, ceci est mon corps » Le corps du Christ devient notre corps. Ce sont des paroles sur­pre­nantes et même dérou­tantes. Les audi­teurs de Jésus sont par­tis et l’ont lais­sé quand il a par­lé de don­ner son corps à man­ger. Ils répu­gnaient natu­rel­le­ment à être des can­ni­bales : « Comment cet homme peut-il nous don­ner sa chair à man­ger ? »

Prière de la 17è semaine du T.0.

Dimanche 29 juillet 2018

Prière de la 17è semaine du T.0.

Une grande foule qui attend du pain,
à nos portes et au loin.
Ouvre nos yeux, Seigneur Jésus.

Les puis­sances les plus favo­ri­sées d’Europe,
et notre confort insou­ciant.
Ouvre nos mains, Seigneur Jésus.

Des mal­heu­reux, affa­més de res­pect et de jus­tice,
sans voix et sans amis.
Ouvre nos oreilles, Seigneur Jésus.

Des pauvres de cœur, arti­sans de la paix,
aven­tu­riers du par­tage.
Fortifie leur audace, Seigneur Jésus.

Tes dis­ciples, Seigneur, qui frac­tionnent le Pain
en mémoire de ton amour extrême.
Garde-les hon­nêtes et dignes de toi, Jésus.

Notre assem­blée, joyeuse dans l’Espérance,
et gar­dienne de l’utopie du Royaume à venir.
Envoie-nous au monde, dans le vent de ton Esprit, Jésus.

fr. Dieudonné (2009)

Photographie de Pierre Gable, Le chemin des blés