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4ème dimanche du Carême B

DONNER SA VIE

4ème dimanche du Carême B

(Jn 3, 14–21)

Les parents qui ont engen­dré des fils et des filles savent bien ce que signi­fie ‘don­ner la vie’. Mais ce pri­vi­lège est par­ta­gé avec bien d’autres per­sonnes, en bien d’autres domaines. Parce que le don et la vie sont tou­jours liés. Pas de vie sans don ; pas de don qui ne soit un sur­croît de vie, à tous les niveaux. Dans l’évangile de ce dimanche ces mots ‘vie’ et ‘don’ reviennent plu­sieurs fois, et il y est sur­tout ques­tion de ce que l’on peut appe­ler le ‘don ori­gi­nel’ : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a don­né son Fils unique ».
En ce temps de pré­pa­ra­tion à Pâques, nous sommes invi­tés à médi­ter sur ce don qui est le cœur du mys­tère pas­cal. Nous célé­brons en effet la façon dont Jésus, à son tour, a don­né sa vie, et nous a « aimé jusqu’au bout ». En par­ta­geant le pain et en dis­tri­buant le vin, il s’est don­né lui-même sans réserve, et jusqu’à don­ner son der­nier souffle, sur la croix. Comme le dit encore saint Jean, c’est ain­si qu’il nous a don­né l’Esprit, créa­teur de toute vie.

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La musique et les danses

4e dimanche de Carême
Dimanche 31 mars 2019

LA MUSIQUE ET LES DANSES

Luc 15, 1–3. 11–32

« Le fils ainé était aux champs. A son retour, quand il fut près de la mai­son, il enten­dit la musique et les danses ».

Personne n’a donc pen­sé à aller le cher­cher pour la fête. Mais qu’est-ce que cette fête où il n’y a pas de mère et où l’ainé est oublié ? « Tu es tou­jours avec moi » dit le père, mais jus­te­ment, l’ainé n’était pas là. Cette para­bole est appe­lée celle de l’enfant pro­digue, mais ne devrait-on pas dire : la para­bole de l’homme qui devient père ? « Un homme avait deux fils ». Le plus jeune est par­ti avec sa part d’héritage et il a tout gas­pillé. L’ainé est oublié à son tra­vail dans les champs. L’homme est donc sans fils. Un homme n’avait plus de fils. Il avait per­du sa pater­ni­té. Comment pourra-t-il rede­ve­nir père ? « Il cou­rut se jeter à son cou et le cou­vrit de bai­sers ». Il rede­vient père en cou­rant vers le fils qu’il guet­tait, et en ouvrant ses bras à l’ainé. « Tu ne m’as jamais rien don­né » disait l’ainé. « Tu n’as jamais osé prendre » dit le père. Car le drame de l’ainé est de n’avoir jamais osé.

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