Archives par mot-clé : Bernard Poupard

La Loi et les Prophètes. Un texte du fr. Bernard

Un texte du père Bernard en commentaire à
MT 5, 17–48

Nous vous par­ta­geons ici ce texte du frère Bernard rédi­gé pour accom­pa­gner notre retraite de la semaine pas­sée.

Le cha­pitre 5, 17–48 de Mt :

(le texte du fr. Bernard se trouve en page 2 )

je ne suis pas venu abroger, mais accomplir

N’allez pas croire que je sois venu abro­ger la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abro­ger, mais accom­plir.
Car, en véri­té je vous le déclare, avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i ne pas­se­ra de la loi, que tout ne soit arri­vé.

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Assomption

Mercredi 15 aout 2018

ASSOMPTION

en la célébrant aujourd’hui, ce sont toutes les femmes que nous honorons, nos filles, nos épouses, nos mères.

L

a rela­tion de l’Église avec Marie est com­plexe et fas­ci­nante, tout comme la dévo­tion du peuple chré­tien à Marie. De bons théo­lo­giens ont émis des réserves sur l’inflation des dogmes mariaux au siècle der­nier et bien des catho­liques sont mal à l’aise avec les dérives de la pié­té mariale. Et pour­tant la célé­bra­tion de l’Assomption remonte au Vè siècle et la mul­ti­tude des vierges ornées de vête­ments somp­tueux et por­tées en pro­ces­sions, les foules des grands lieux de pèle­ri­nage, comme les buis­sons de cierges dont les flammes veillent sur des détresses silen­cieuses, tout cet atta­che­ment popu­laire ou secret à la figure de Marie appelle d’autres médi­ta­tions que des ques­tion­ne­ments de beaux esprits. Qui de nous n’a jamais levé les yeux vers son image, dépo­sé une fleur ou mur­mu­ré un Ave ? Et quel per­son­nage tient plus de place dans l’histoire de l’art chré­tien ?

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Le Pain. Dimanche 29 juillet 2018

17ème dimanche ordinaire, année B, 2018

Le Pain
(Jn 6, 1–15)

Le pain est sacré. Nous en avons malheureusement perdu le sens parce que nous n’en manquons jamais

Le pain. C’est la nour­ri­ture de base pour tous les peuples du bas­sin médi­ter­ra­néen comme le riz en Orient. Le pain est sacré. Nous en avons mal­heu­reu­se­ment per­du le sens parce que nous n’en man­quons jamais. Dans mon enfance, jeter du pain était un péché. Nous avions de belles miches de pain au dos des­quelles on tra­çait un signe de croix avec la pointe du cou­teau avant de l’entamer.

Nous ne voyons plus guère la beau­té du pain posé sur la table, parce qu’il nous est livré déjà décou­pé en tranches. Il n’y a plus qu’un seul endroit où le pain est vrai­ment rom­pu, et c’est ici à l’eucharistie, jus­te­ment appe­lée la frac­tion du pain. Nous avons la très belle chance, à Clerlande, de rompre vrai­ment le pain comme le fit Jésus à la Cène : « Il prit le pain, le rom­pit et le leur don­na ». Nous rom­pons de vrais pains dont nous rece­vons cha­cun une bou­chée. Avec des hos­ties blanches, rondes et plates, il fal­lait d’abord croire que c’était vrai­ment du pain. Et comme nous ne devions pas le mâcher, l’acte de man­ger était aus­si imma­té­riel que les hos­ties. Or man­ger, c’est assi­mi­ler une nour­ri­ture dans notre corps. « Prenez et man­gez, ceci est mon corps » Le corps du Christ devient notre corps. Ce sont des paroles sur­pre­nantes et même dérou­tantes. Les audi­teurs de Jésus sont par­tis et l’ont lais­sé quand il a par­lé de don­ner son corps à man­ger. Ils répu­gnaient natu­rel­le­ment à être des can­ni­bales : « Comment cet homme peut‐il nous don­ner sa chair à man­ger ? »

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