Archives par mot-clé : fr Grégoire

17 ème dimanche ordinaire, B

17ème dimanche ordinaire, année B

25 juillet 2021

Jn 6, 1–15

Jésus lève les yeux et voit : il évoque la pos­si­bi­li­té de faire des courses, d’aller ache­ter du pain, car il ne sup­porte pas de voir la foule en man­quer. Les Apôtres lui objectent que la situa­tion est sans issue : trop peu de pain pour trop de monde. Réaction du Maître : il ne dit pas : « Débrouillez-vous, cou­rez, allez faire des courses » mais : « Faites-les asseoir ! »
Et après ? Eh bien, il n’écarte pas du revers de la main ce qu’un enfant a appor­té : cinq pains et deux pois­sons – ça fait pen­ser au petit seau qu’un enfant apporte pour éco­per l’eau de l’inondation — : cinq pains et deux pois­sons : quan­ti­té négli­geable mais cepen­dant comme une amorce d’acte de foi, comme la petite graine de rien du tout qui annonce le Royaume de Dieu au mépris de toute sagesse, de toute pré­vi­sion humaine.

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3ème dimanche du T.O.

3ème dimanche du T.O.

Homélie

L’année écou­lée nous a dan­ge­reu­se­ment habi­tués aux mau­vaises nou­velles ! Alors que pen­ser quand nous enten­dons par­ler de « Bonne Nouvelle » ?
Remarquons qu’on ne nous demande pas de connaître, de com­prendre, d’être per­sua­dés d’avance, de la bonne nou­velle mais d’y croire : c’est un mys­tère : toute célé­bra­tion est un mys­tère : nous le chan­te­rons en plein cœur de la messe : « Il est grand, le mys­tère de la foi ! » la mort, la résur­rec­tion, la venue dans la gloire de quelqu’un que nous ne voyons pas : tout cela, nous le célé­brons, nous le pro­cla­mons, nous l’attendons.

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D’un cœur pur

D’un cœur pur 

25ème dimanche T.O. A
20 septembre 2020

Sœurs et Frères, il y a deux mille ans, des gens venaient de tous côtés pour consul­ter Jésus, lui pré­sen­ter des malades, lui deman­der com­ment faire pour bien vivre, bref, pour se nour­rir de ses conseils, de sa parole. C’est ce que nous venons faire ici ce matin.
Dimanche der­nier il s’agissait du par­don : par­don­ner un nombre incroyable de fois : parce que Dieu est comme ça. Ce dimanche-ci Jésus nous laisse devi­ner qui est Dieu, fut-ce au prix d’une para­bole que n’importe quel syn­di­cat qua­li­fie­rait d’injustice fla­grante : peu importe le nombre d’heures pres­tées, tout le monde jouit du même salaire ! Franchement, est-ce rai­son­nable, de notre part d’être d’accord avec de telles propositions ?
Dans les deux cas, le pro­gramme paraît impos­sible : on a envie de dire : Seigneur, ce que tu me demandes me dépasse, com­ment être d’accord avec toi, t’accorder ma confiance : je ne suis pas un naïf, j’ai les pieds bien par terre.

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