Archives par mot-clé : François Neyt

Pentecôte 2019

Dimanche 9 juin 2019

Pentecôte 2019

Je me sou­viens de l’enseignement du P. Romain divi­sant l’histoire de l’humanité en trois périodes : l’âge du Père révé­lant La Loi, les Prophètes et la venue du Messie à tra­vers le Premier Testament ; l’âge du Fils, Jésus‐Christ accom­plis­sant plei­ne­ment l’Alliance de Dieu avec les hommes lui, le Fils bien‐aimé du Père, l’Alpha et l’Omega, la Clef du Royaume des cieux et le Premier‐né d’entre les morts. Et enfin, l’Age de l’Esprit-Saint ouvrant la pleine connais­sance du mys­tère de Dieu, dans l’histoire de l’humanité, les sacre­ments et la vie par la prière.

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Vigile Pascale

Dimanche 21 avril 2019

Vigile Pascale

Mes sœurs, mes frères,
En cette nuit très sainte nous veillons encore, atten­dant ce matin lumi­neux où l’aurore aux doigts de rose va lever les angoisses de nos vies et confor­ter en nos cœurs l’espérance d’un ciel nou­veau et d’une terre nou­velle. C’est la Lumière du Christ res­sus­ci­té qui va cou­vrir toutes les com­mu­nau­tés chré­tiennes de l’Occident à l’Orient, du Nord au Sud.

La Vérité l’emporte sur les men­songes, l’hypocrisie, les ténèbres. Quelle que soit la manière dont nous avons par­cou­ru la route, le Christ est là à nos côtés et nous a ouvert le Passage, c’est le sens du mot Pâques, la décou­verte d’une vie libé­rée de la mort, mêlée dès ici‐bas d’éternité. L’aurore en est le signe, rayons de vie qui trans­forme nos regards et nos cœurs, comme les deux êtres en habit éblouis­sant qui nous annoncent devant le tom­beau vide que le Seigneur Jésus est ailleurs et nous attend.

Lors de sa Transfiguration, il nous est rap­por­té que le visage du Christ devint res­plen­dis­sant comme le soleil et que ses vête­ments étaient éblouis­sants de blan­cheur. Une voix parle du sein de la nuée et nous redit la com­pas­sion du Père pour ce Fils bien‐aimé. C’est Dieu, une part de Dieu qui va souf­frir et mou­rir pour que soit révé­lé en plé­ni­tude l’être même de sa gloire, de sa pré­sence forte au sein de l’humanité.

Aux côtés de Moïse et d’Elie, Il nous annon­çait que sa gloire, cette pré­sence si forte et intime, était liée à ce mys­tère de souf­france et de mort. Et déjà l’apôtre Pierre, enthou­siaste, dési­rait dres­ser trois tentes et demeu­rer dans le bon­heur de Celui qui est le che­min, la véri­té, la vie.

L’icône de la Vierge Marie au Patriarcat de Constantinople, dra­pée dans un vête­ment d’un bleu vio­let bor­dé d’or, tra­duit les sen­ti­ments d’une mère trans­cen­dant nos réa­li­tés ter­restres, ser­rant son enfant contre son visage, devi­nant l’avenir. L’enfant, ouvre lar­ge­ment ses bras, ser­rant l’extrémité du voile de Marie, le visage ren­ver­sé vers le ciel, comme une croix. Sur ses épaules un vête­ment bleu, signe de sagesse et de véri­té, est cou­vert d’une d’étoffe dorée qui l’habille des pieds aux épaules, aux plis cha­toyants, pleins de déter­mi­na­tion, expri­mant com­bien la dou­leur et les souf­frances futures sont enve­lop­pées de lumière écla­tante qui sur­git de la terre et va cou­vrir de feuilles d’or l’auréole au rebord rouge de Marie et tout le fond de l’icône. Comment pourrions‐nous tra­duire par des mots ce mys­tère du tom­beau vide, ce mys­tère de pré­sence de Marie à son Fils, cette lumière d’espérance qui jaillit des corps et des vête­ments ?

Sans doute, les doigts de rose de l’aurore pas­cale nous suggèrent‐ils des sen­ti­ments et des pen­sées qui nous trans­fi­gurent et nous laissent muets. Déjà le Prophète Isaïe avait expri­mé le mys­tère du Serviteur souf­frant, le der­nier ou le pre­mier des Justes, qui don­nait sa vie non pour son peuple seul, mais pour toute la créa­tion. Au cha­pitre 49, après l’exil, il pro­clame : « Ecoutez‐moi, îles loin­taines (toute l’humanité). Soyez atten­tifs ! J’étais encore dans le sein mater­nel quand le Seigneur m’a appe­lé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand Il (Dieu Père) a pro­non­cé mon Nom. Il m’a façon­né dès le sein de ma mère pour que je sois son Serviteur, que je lui ras­semble Israël (son peuple). Et le Père lui répond : « C’est trop peu que tu sois mon Serviteur pour rame­ner les res­ca­pés d’Israël ; je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut par­vienne jusqu’aux extré­mi­tés de la terre ». Is. 49. 1–6.

Entre la fai­blesse de Jésus au jar­din des Oliviers et sa pré­sence rayon­nante au jar­din du matin de Pâques, ce jar­din de la nou­velle créa­tion, il n’y a pas oppo­si­tion, mais indé­chi­rable uni­té, pour ne pas dire amour et com­pas­sion sans limite qui s’inscrivent sur ce Corps de gloire por­tant les stig­mates de la pas­sion. Oui, « mets dans ta main dans mon côté, dit Jésus à Thomas et crois désor­mais »

Il s’était pro­me­né au jar­din des Oliviers, il avait prié son Père d’écarter la coupe de la souf­france qu’il avait bue jusqu’au bout par amour pour nous. Ce matin, dès les pre­miers rayons de lumière, il se pro­mène dans le jar­din de la nou­velle créa­tion et dans une brise légère, il se révèle à Marie‐Madeleine, à cha­cune et à cha­cun de nous en pro­non­çant notre nom secret et en nous invi­tant à le retrou­ver en Galilée. C’est une nou­velle route à déchif­frer pour cha­cune et cha­cun de nous, tan­tôt obs­cure tan­tôt lumi­neuse, qui appelle dans la clar­té du Christ à d’infinis com­men­ce­ments. Nos souf­frances pré­sentes, nos joies pré­sentes sont déjà les pré­mices du Royaume et ce qu’Isaïe décri­vait du Serviteur dont le visage n’avait plus d’éclat tant il avait souf­fert, devient celui du Maître de nos vies, doux et humble de cœur, assis à la droite du Père.

Qu’Il nous donne de pres­sen­tir la beau­té et la gloire de son Visage, de nous lais­ser habi­ter par le bon­heur de sa pré­sence. Que cette joie rayonne dans nos vies de tous les jours.

fr. Martin

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1er dimanche de Carême 2019

10 mars 2019

1er dimanche de carême, année C

Introduction

Mes sœurs, mes frères,
Sur le che­min qui mène aux fêtes de Pâques, l’Eglise s’unit chaque année, par les 40 jours de Carême, au mys­tère de Jésus au désert.
En cette année de crise éco­no­mique et finan­cière, sur ce fond éco­lo­gique de sau­ve­garde de la créa­tion, des mots comme modé­ra­tion, fru­ga­li­té, sim­pli­ci­té de vie, contri­buent à la pré­ser­va­tion de l’environnement et de la san­té.
Les chré­tiens, en vivant les exi­gences du Carême, jeûne, prière, par­tage, peuvent rejoindre les pré­oc­cu­pa­tions de nos contem­po­rains. A tra­vers nos pra­tiques, la tra­di­tion chré­tienne et cha­cun, cha­cune d’entre nous, façonne un style de vie réso­lu­ment tour­né vers l’avenir et pour autrui. En ce dimanche autre­ment, plu­sieurs par­mi vous ont médi­té ce matin sur l’Evangile de ce jour. Le Christ pas­cal nous apprend le don, le don jusqu’à don­ner sa vie pour nous.
Au début de cette célé­bra­tion, tournons‐nous vers la Croix du Christ et rendons‐lui grâce pour ce che­min de vie qui conduit au bon­heur et à la joie.

colombe baptême

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