Archives par mot-clé : frère grégoire

5ème dimanche du temps pascal

5ème dimanche du temps pascal 

Dimanche 2 mai 2021

vidéo de l’of­fice ici

En pen­sant à vous je me suis posé la ques­tion : de quoi avons-nous besoin aujourd’hui ? Aujourd’hui où toutes les ques­tions d’actualité sont dif­fu­sées et minute après minute ? où l’on se pré­oc­cupe non seule­ment de ses proches, de son vil­lage, de sa ville, mais de la pan­dé­mie qui fait des ravages en Inde et au Brésil, d’un canot de migrants per­du corps et biens en Méditerranée, sans oublier le muguet du pre­mier mai, fidèle au rendez-vous, des exploits des cos­mo­nautes qui se pro­mènent au-dessus de nos têtes en atten­dant d’atteindre la pla­nète Mars, sans oublier non plus les joies intimes de la nais­sance d’un premier-né, de la patience cou­ra­geuse d’un aïeul ou au contraire du désar­roi créé par les mésen­tentes, de la frus­tra­tion des talents inem­ployés et des besoins spi­ri­tuels dont on ne parle guère au grand dam des croyants qui se sentent mino­ri­sés. Au milieu de tout cela, voi­ci une heure mise à part où, tous smart­phones éteints, nous nous met­tons à l’écoute de la Parole de Dieu, et de la pluie de paroles tom­bées sur nous, nous pou­vons recueillir quelques gouttes.

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20ème dimanche ordinaire du T.O. A

Dimanche 16 aout 2020
20ème dimanche du T.O. A

Notre maître à pen­ser, à agir, à croire, c’était, hier, la Vierge Marie. Aujourd’hui il s’agit d’un tout autre per­son­nage : une Cananéenne, qui fait par­tie du cor­tège des gens « non conformes », non sou­mis à la reli­gion offi­cielle, y com­pris ceux dont Jésus fait les héros de ses para­boles : Marie Madeleine, Zachée, le Centurion romain, le publi­cain, le fils pro­digue, le bon larron…..Comment se fait-il que Jésus se laisse tou­cher par eux au point de se dire : non je ne peux pas les ren­voyer comme çà !
Qu’y a‑t-il d’interpellant dans cette scène tou­chante, pour l’Eglise, pour le monde d’aujourd’hui ? Cette Libanaise, venue de Tyr et de Sidon, que vient elle nous dire ? Il me semble qu’elle vient nous apprendre à prier, à ado­rer et à croire. C’est presque une leçon de liturgie !

Elle com­mence par le Kyrie : prend pitié de moi Seigneur. Nous n’avons pas fait autre chose. Elle pour­suit par l’adoration expri­mée par une pros­ter­na­tion : nous n’avons pas fait cela mais nous avons chan­té le Gloria : « Nous te louons, nous te bénis­sons, nous t’adorons ! » Et, avec le psal­miste nous avons chan­té le psaume 66 : « Que toute la terre adore le Seigneur » ! Enfin la Cananéenne nous enseigne à croire en ce Dieu qui se penche vers les humbles. Sa foi déplace des mon­tagnes : elle a l’audace de reprendre les paroles du Maître pour leur don­ner un sens posi­tif : « jus­te­ment, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leur maître ! »

De cette Cananéenne, si nous appre­nions la patience ! Elle qui ne s’est pas décou­ra­gée devant le mutisme de Jésus ; elle qui n’a pas cru les Apôtres capables de convaincre Jésus de la ren­voyer ; elle qui a ado­ré Celui qu’elle aurait pu juger insen­sible à ses appels en faveur de sa fille en détresse. Bref : elle a fait « cra­quer » Jésus par une humi­li­té et une confiance qui l’apparente à la Vierge Marie : « Qu’il me soit fait selon ta parole ! » Pour elle se réa­lise la pro­phé­tie : « Les étran­gers qui se sont atta­chés au Seigneur…je les com­ble­rai de joie » Is.56

Mes Sœurs, mes frères, Jésus se trou­vait face à cette femme dont l’enfant était tour­men­tée par un démon ; ces tour­ments, ils sont les nôtres, aujourd’hui en nous, autour de nous : que de choses moches, dra­ma­tiques, sinistres, injustes, avec un goût d’échec et de mort, et, en même temps, que de réa­li­sa­tions mer­veilleuses, joyeuses, heu­reuses avec un goût de réus­site, de vie et d’Esprit-Saint ! Notre époque aura-t-elle l’audace, l’humilité de réap­prendre à prier, à ado­rer le Père de Jésus dont le nom est misé­ri­corde ? L’Eucharistie, n’est-ce pas comme les miettes du Pain que Dieu nous ser­vi­ra dans son Royaume, son amour dis­til­lé à petites doses jusqu’au temps de l’accomplissement ?

Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse
Que son visage se fasse sou­riant ! AMEN !

Fr. Grégoire

33è dimanche B

Marc 13, 24–32
Dimanche 18 décembre 2018

33è dimanche B

Frères et Sœurs,
La foi chré­tienne, la vie chré­tienne la litur­gie de l’Église, ne sont-elles pas pleines de contra­dic­tions ? Nous avons acclamé la parole de Dieu et cepen­dant elle avait de quoi ins­pi­rer la crainte. Je l’ai intro­duite en disant « Évangile de Jésus-Christ », càd. « Euagelion » bonne nou­velle : où est-elle cette bonne nou­velle ? Enfin, ce que j’entends dire sur l’Église, ma Mère, soit de manière jus­ti­fiée soit en la cari­ca­tu­rant, pour­rait m’inciter à dire : d’accord, j’ai com­pris, je vais voir ailleurs ; mais, à pro­pos, c’est qui, l’Église, ma Mere ?