Archives par mot-clé : frère Yves de Patoul

Toussaint 2019

Homélie TOUSSAINT 2019

En cette fête de la Toussaint, nous rap­pe­lons à notre mémoire, nous ren­dons hom­mage, nous célé­brons, nous fêtons tous les saints au sens très large. Un peu comme saint Paul dans une de ses épitres dési­gnait les dis­ciples de Jésus, par le terme « les saints », c’est-à-dire ceux qui sont sanc­ti­fiés par l’E.S. qu’ils ont reçu au bap­tême. Rappelons-nous aus­si que nous sommes tous appe­lés à la sain­te­té. Abandonnons les pro­pos défai­tistes qui sourdent en nous : « Je ne suis pas un saint, je ne veux d’ailleurs pas le deve­nir. Les saints sont des héros qui ne m’intéressent pas. Tout au plus ont-ils été des modèles pour leurs contem­po­rains, mais aujourd’hui je les vois plu­tôt comme des modèles inac­ces­sibles ». A ce tableau sombre, ajou­tons encore le fait que les béa­ti­tudes peuvent nous paraître comme une sorte de mur infran­chis­sable, qui nous décou­rage rien que de le regar­der : il y a tel­le­ment de choses dif­fi­ciles dans tout cela pensons-nous.

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26è Dimanche T.O. ( C )

Dimanche 29 sep­tembre 2019

Lc 16, 19–31
Le riche et Lazare

26è Dimanche T.O. ( C )

Cet évan­gile est assez ter­rible pour nous, chré­tiens, catho­liques ou non, car à une très large majo­ri­té, nous sommes des riches à dif­fé­rents titres ; nous vivons à l’aise, nous avons reçu une bonne édu­ca­tion, nous sommes riches de nos idées, de nos convic­tions. Inversement, les pauvres n’entrent guère dans nos églises ; ils sont à nos portes pour tendre la main. Et si nous sommes bran­chés aux médias, nous les voyons sur nos écrans de télé­vi­sion par mil­liers, nous les voyons même débar­quer dans nos pays en flot presque conti­nu en quête d’un peu de digni­té. Et nous sommes inquiets ; cer­tains vou­draient leur dire : ren­trez chez vous, vous allez prendre notre pain. Je sais que la ques­tion des immi­grés est com­plexe, et qu’elle sus­cite des divi­sions à n’en plus finir. Elle ne se limite d’ailleurs pas à la seule ques­tion éco­no­mique, il s’y ajoute sou­vent une dimen­sion raciale. Nous par­le­rons donc de notre entou­rage plus immé­diat. Nous élè­ve­rons le débat à un niveau plus spi­ri­tuel qui laisse sans doute plus de liber­té, mais pas moins de ques­tion­ne­ment car si ce pauvre était Jésus lui-même qui attend au fond de notre cœur un peu d’affection, un peu de ten­dresse, que ferions-nous ? Le Christ men­diant d’amour tel était le titre d’un livre de Bernard Bro des années 70 du siècle pas­sé.

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Le Figuier Stérile

Le figuier sté­rile

Luc 13,1–9
3ème dimanche de Carême, C

Après les deux pre­miers évan­giles tra­di­tion­nels du carême, ceux qui sont com­muns aux trois années du cycle litur­gique, à savoir les ten­ta­tions et la trans­fi­gu­ra­tion du Seigneur qui nous avaient menés d’abord au désert pour des choix exis­ten­tiels, puis sur une haute mon­tagne pour une ren­contre avec le Seigneur trans­fi­gu­ré qui nous laisse entre­voir le relè­ve­ment du Christ res­sus­ci­té après sa défi­gu­ra­tion dans sa pas­sion, l’évangéliste Luc nous pro­pose une sorte d’intermède cen­tré sur la conver­sion. Cet inter­mède est bâti sur deux faits divers : le mas­sacre de pauvres inno­cents en train de faire leurs sacri­fices rituels, et la chute d’une tour qui entraî­na la mort de 18 vic­times, elles aus­si inno­centes. Ils sont sui­vis d’une para­bole, celle du figuier sté­rile.

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