Archives par mot-clé : Pierre de Béthune

L’hospitalité, à la source de l’amour

L’HOSPITALITÉ, À LA SOURCE DE L’AMOUR

15ème dimanche B (2021)

Mc 6, 7–13

Au pre­mier abord, cette his­toire des dis­ciples envoyés en mis­sion nous semble bien étrange, sinon tout à fait archaïque : quel rap­port cela peut-il avoir avec les exi­gences de l’évangélisation aujourd’­hui ? Quel sens cela a‑t-il d’insister sur le manque d’équipement : « pas de pain, pas de sac, pas de pièces de mon­naie dans la cein­ture, (…) pas de tunique de rechange… » ? Pourquoi envoyer des mis­sion­naires aus­si dému­nis de moyens ? C’est comme si on deman­dait à un alpi­niste d’escalader une paroi en le pri­vant de corde et de pio­let. Ne faudrait-il pas plu­tôt com­men­cer par s’assurer que les envoyés soient bien équi­pés pour leur tâche dif­fi­cile, sur­tout aujourd’­hui ? Nous devons mettre à pro­fit toutes les nou­velle tech­niques audio-visuelles, pour per­mettre à la Parole de don­ner toute sa force…
Eh bien, mes frères, mes sœurs, je crois, au contraire, que l’envoi en mis­sion que l’évangile de Marc nous décrit convient tout par­ti­cu­liè­re­ment bien à notre temps.

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La Foi dans la Présence du Christ

La Foi dans la Présence du Christ

12ème dimanche B 

Mc 4, 35–41

Dimanche pas­sé, Jésus nous a ensei­gné en para­bole ; il nous a par­lé de la foi, de la confiance dans ce Règne de Dieu qui gran­dit par­mi nous. Aujourd’hui l’on nous relate un épi­sode qui est en fait une appli­ca­tion de cet appel à la foi. À pre­mière vue, il s’agit sur­tout d’un miracle mer­veilleux : en deux mots, Jésus impose le silence à une vio­lente tem­pête. Mais la foi ne consiste pas à croire à un miracle, comme le choix du texte de Job pour­rait le faire pen­ser. Il ne s’agit pas non plus de contes­ter l’importance et la beau­té des miracles de jadis, mais seule­ment de bien en cer­ner la place dans notre vie de foi.

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Funérailles du Père Christian

Funérailles du Père Christian

1 Co 12, 3–7 ; Luc 12, 38–40

Chris­tian van Hoeck n’avait pas encore vingt ans, quand il est entré à l’abbaye de Saint-André, en 1950. Et il a pour­sui­vi sa vie monas­tique pen­dant plus de sep­tante ans, avec une égale fidé­li­té. C’est pour­quoi il était « prêt quand le Seigneur est venu », et il est « heu­reux main­te­nant, ce ser­vi­teur que le Maître à son arri­vée a trou­vé en train de veiller ». Oui, l’image évan­gé­lique du dis­ciple « en tenue de ser­vice et gar­dant sa lampe allu­mée » convient bien à notre frère Christian. Lire la suite