Archives par mot-clé : Pierre de Béthune

« AUGMENTE EN NOUS LA FOI ! »

27ème dimanche C (2019)

« AUGMENTE EN NOUS LA FOI ! »

Luc 17, 5–10

Il s’agit vrai­ment d’une ques­tion d’actualité. Nous voyons que la foi dimi­nue dans nos régions, par­fois aus­si dans notre famille. Il semble que cer­tains ont même tout-à-fait per­du la foi. Alors nous nous deman­dons : quant à nous, que pouvons-nous faire aujourd’­hui pour conser­ver, pour aug­men­ter la foi autour de nous ?
Mais, pour répondre à cette ques­tion, il nous faut d’abord nous deman­der ce qu’est en réa­li­té la foi. Si les apôtres demandent au Seigneur d’augmenter en eux la foi, c’est parce qu’il leur avait déjà sou­vent repro­ché leur manque de foi : « Gens de peu de foi, pour­quoi avez-vous dou­té ? » Et par ailleurs, Jésus admi­rait la foi de la Syro-phénicienne ou du cen­tu­rion romain, un autre païen : « En véri­té, je vous le déclare, chez per­sonne en Israël, je n’ai trou­vé une telle foi. » Alors qu’est-ce que la foi que Jésus attend de nous et que nous lui deman­dons de voir croitre ?

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Vous avez reçu gratuitement ; donnez gratuitement

22ème dimanche C

Vous avez reçu gra­tui­te­ment ; don­nez gra­tui­te­ment

(Luc 14, 1, 7–14)

Une fois de plus, l’évangile nous montre Jésus à table. Vous savez qu’il y est sou­vent ques­tion de repas, de ban­quets de noces à Cana, de fes­tins pour le retour du Prodigue, de table accueillante chez des amis, mais aus­si de pique­nique sur les col­lines, les miettes de la table des enfants que la pauvre Syro-Phénicienne ramasse, et sur­tout de ce repas d’adieu, la ‘Dernière Cène’ que nous évo­quons en ce moment par l’eucharistie. Et n’oublions pas non plus la table d’Emmaüs et les autres repas pris avec les dis­ciples après sa résur­rec­tion dont l’évangéliste Luc aime par­ler (cfr. Ac 1, 4). On pour­rait encore évo­quer le ‘ban­quet escha­to­lo­gique’ où « beau­coup vien­dront du levant et du cou­chant prendre place au fes­tin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des cieux ». Oui, les repas sont impor­tants dans la vie de Jésus, et il y est tou­jours atten­tif à ce qui se passe : pour­quoi un notable l’invite, com­ment une femme connue dans la ville peut y entrer, com­ment Marthe s’affaire trop au détri­ment de l’échange ami­cal, la joie du publi­cain Lévi, mais aus­si, comme dans l’évangile d’aujourd’hui, la façon dont les invi­tés choi­sissent leur place.

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Le feu sur la Terre

20ème dimanche C

Le feu sur la Terre

(Luc 12, 49–53)

Cet évan­gile nous offre une des rare paroles où Jésus nous révèle sa vie inté­rieure. Il n’enseigne pas ni n’interpelle per­sonne, mais il laisse s’échapper comme un cri, son expé­rience la plus intime. On se sou­vient de cette autre excla­ma­tion rete­nue par saint Luc où Jésus parle de son rap­port avec son Père : « Je te bénis, Père… Oui, c’est ain­si que tu l’as vou­lu dans ta bien­veillance… » A la Dernière Cène, il dit aus­si : « J’ai dési­ré d’un grand désir man­ger cette Pâque avec vous ». Et au Jardin des Oliviers ou dans sa Passion, il prie encore avec angoisse son Père… Mais il n’y a pas beau­coup d’autres moments qui nous per­mettent d’entrevoir le vécu per­son­nel de Jésus. Ces quelques ver­sets de l’évangile d’aujourd’hui sont une pré­cieuse révé­la­tion sur le sens de la vie de Jésus.

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